Avec Prinoser, Canal+ mise sur une mini-série de 6 épisodes dans la veine du Fugitif, mais le résultat manque cruellement de souffle. Le sentiment de déjà-vu domine : les codes du genre sont respectés à la lettre, sans jamais chercher à les bousculer ou à leur donner un angle neuf. On a l’impression d’avoir vu cette histoire mille fois ailleurs, mieux racontée.
Heureusement, Tahar Rahim sauve les meubles. Fidèle à lui-même, il livre une prestation solide qui relève le niveau à chacune de ses apparitions, portant littéralement la série sur ses épaules dans les moments les plus faibles du scénario. Sans lui, l’ensemble serait nettement plus terne.
Les rebondissements censés surprendre tombent à plat, dénués de réel impact ou d’inventivité, renforçant cette impression de recyclage plutôt que de proposition originale.