"Pro Bono", pour une fois, le titre coréen et le titre international sont identiques. Cela vient du fait que l'expression latine est répandue dans de nombreux milieux juridiques.
Au commencement, nous avons un juge fanfaron (Kang Da-wit, ou Kang David, joué par l'ineffable Jung Kyung-ho) en pleine ascension, mais qui, victime d'une machination, se fait virer de la magistrature et doit se reconvertir comme avocat pro bono au sein d'un gros cabinet, à l'invitation d'une ex-copine qui est la fille du boss. Celle-ci le met à la tête d'une équipe d'idéalistes qui ne fait pas l'unanimité au sein du cabinet de son père, cabinet plutôt habitué à défendre les riches clients.
Tout en essayant de trouver qui a comploté contre lui, le voilà contraint de gagner des combats judiciaires qui semblent perdus d'avance, tant pour sa survie et celle de la petite équipe. Les thèmes de ces procès sont variés embrassent des problématiques contemporaines comme les droits des immigrés, des animaux, des handicapés, etc.. Le plus souvent, dans les séries juridiques, on suit le schéma "une affaire par épisode". Mais pas ici, ce qui est assez perturbant dans un premier temps, on ne sait pas vraiment quand la fin d'un cas finira par intervenir.
Plus généralement, on s'amuse beaucoup en regardant ces avocats bienveillants tenter de sauver la veuve et l'orphelin, même si le procédé pour arriver à la victoire devient à la longue répétitif. A savoir : ils rament, mais notre Jung Kyung-ho sort des atouts de sa manche et ils gagnent à la fin grâce à des tours de passe-passe. Bref, c'est à chaque fois Kang David...contre un Goliath, et David gagne !
Pour relancer l'intérêt, le scénario ajoute un conflit entre l'équipe et l'ex-juge, précisément au moment où il faisait enfin l'unanimité parmi eux. Cette partie m'a peu convaincu, elle m'a paru un peu trop artificielle, mais chacun jugera.
Pour les amateurs de romance, on oublie. Ce n'est pas trop le genre du drama. Il n'aurait pas fallu grand-chose, cependant, pour amener cette dimension supplémentaire dans l'histoire.
Par contre, pour les amateurs de fins qui se terminent bien, vous pouvez y aller !
En ce qui concerne le casting, Jung Kyung-ho domine tout, même s'il est plutôt bien entouré, (notamment par So Joo-yeon et Seo Hye-won, excellentes toutes les deux). Alors lui, on l'aime ou on ne l'aime pas. Mais clairement, il est à nouveau utilisé dans ce qu'il fait de mieux : l'extravagance et la fanfaronnade. Mais d'une attitude de parfait prétentieux, le scénario le fait tout doucement évoluer vers l'empathie et la bienveillance. Enfin, ceux qui l'apprécient (dont je fais partie) seront gâtés par son show.
Au final, le drama m'a intéressé pour les cas juridiques sélectionnés, par sa fantaisie et son interprétation. Mais un peu moins pour certains rebondissements, répétitifs ou peu inspirés, et son découpage un peu perturbant.