Cette série ressemble à un cours d’initiation en criminologie dont devraient s’inspirer toutes les polices occidentales. Ben Miller incarne un professeur Jasper Tempest à l’université de Cambridge exprimant ses théories et ses règles d’or sur les raisonnements, les motivations, les comportements des délinquants. Lisa (Emma Naomi) ancienne élève devenue lieutenant de police le consulte afin de déterminer les bonnes pistes et de résoudre les énigmes lors des enlèvements, meurtres, confrontations des terrains. Quelques exemples de ses interventions « La plupart des actes criminels reposent sur l’élément de surprise. Un crime est par nature traumatisant. Les victimes comme les témoins sont susceptibles de tomber sous le coup de l’axe hypothalamo- hypophyso – surrénalien (HHS en abrégé). Les événements s’inscrivent dans le cerveau de la personne, ils commencent déjà à s’effacer, l’esprit se met à le polluer ce qui enlève au récit toute fiabilité. Un traumatisme rouille les sens, il transforme même le plus subtil des esprits en labyrinthe. Une expérience violente laisse une blessure ouverte qui se propage et gangrène tout ce qui l’entoure. Un crime peut en cacher un autre mais la vitre brisée laisse toujours passer la lumière. Enlèvement d’enfants : les parents tendent à focaliser leur peur sur les inconnues, la plupart des enlèvements de mineurs sont le fait d’un parent proche »Il détecte toutes les failles des témoignages hasardeux et pour n’importe quelle solution, il a besoin de preuves complémentaires pour la corroborer. Avec une mère excentrique, artiste-peintre avec comme thème loufoque des chiwawa, son fils Jasper atypique, étrange, amateur de musique classique, maniaque de la propreté au point de porter des gants en latex pour se raser. réfléchit sur la terrasse du toit afin de se calmer. Peut-être, un faux-calme intelligent ? Les enquêtes sont menées tambour battant retenant ainsi l’attention, tout comme les aspects personnels et privés liant les enquêteurs. Vivement la saison 2.