Je suis venue pour Jing Boran et une bande-annonce prometteuse. L'affiche, elle aussi, semblait annoncer une belle romance. Publicité mensongère.
Je me suis surtout retrouvée dans le cabinet d'une psychologue, et pas forcément le meilleur. Les différents sujets abordés auraient pu être intéressants et certains le sont réellement. Mais ils sont traités avec tellement d'exagération et de pathos que j'ai eu beaucoup de mal à y croire. Tout est appuyé, démonstratif, parfois même caricatural. À force de vouloir provoquer l'émotion, la série a surtout réussi à m'en éloigner.
L'antagoniste n'arrange rien. Son jeu est tellement excessif que je n'ai jamais réussi à croire à son personnage. Ses regards, ses attitudes, ses expressions : tout semble annoncer en permanence qu'il est inquiétant. Difficile dans ces conditions de ressentir le moindre suspense.
Et puis il y a la romance. Ou plutôt ce qu'il en reste. Malgré ce que promettent l'affiche et la bande-annonce, elle reste largement en arrière-plan. Dommage, car Jing Boran apporte justement un peu de légèreté et de naturel à l'ensemble.
La seconde romance est catastrophique. Une scène dans un supermarché m'avait laissé entrevoir une possibilité que je ne verrai jamais se concrétiser. Enfin si, il y aura bien une romance, mais avec quelqu'un d'autre et je n'ai toujours pas compris comment cette relation avait pu être amenée. Et physiquement, pouah !
Résultat : pour la première fois, j'ai regardé une série en accéléré. Ennui total.
Heureusement, il reste Jing Boran. Et ses quelques baisers particulièrement sensuels auront au moins réussi à me retenir jusqu'au bout de ce naufrage, fortement aidée par ma télécommande.
Une série qui voulait donner des leçons de psychologie et qui m'aura surtout donné une leçon de tout ce qu'il ne faut pas faire.