Avant de le commencer, j'ai vu que ce drama faisait polémique dans plusieurs pays, dont la Corée, son pays d'origine.
Pour ne pas être trop influencé, j'en étais resté aux titres.
Et j'ai bien fait. Après l'avoir vu, je n'irai toujours pas les lire. Car je ne vois pas bien pourquoi une œuvre de fiction plutôt bien réalisée, mais pas tellement innovante sur les sujets comme sur le traitement, devrait faire polémique.
Pas tellement innovante, je m'explique. C'est loin d'être la première série coréenne à traiter des méfaits qui peuvent se produire dans les écoles, ce n'est pas la première à le montrer crûment, ce n'est même pas, comme d'autres (Glory...) orienté directement dans un esprit de vengeance cruelle, ce n'est pas non plus la première qui remet en cause la protection des mineure délinquants ou qui dénonce les parents démissionnaires ou, au contraire, invasifs. Voire qui dénonce les profs corrompus ou lâches. Etc.
C'est par contre peut-être la première qui s'invente un organisme pour traiter de ces problèmes à la dure. C'est là quasiment son principal atout. Et il est vrai que cet atout a, pour le spectateur, un caractère assez jouissif. Même en étant un parfait démocrate, soucieux de protéger la jeunesse, on se sent assez vite en phase avec les objectifs de cette nouvelle agence gouvernementale, aux pouvoirs étendus quand il s'agit de ramener les délinquants juvéniles dans le droit chemin, ou si ce n'est pas possible, vers la case prison. Il y a clairement pour moi un effet de catharsis à suivre les intervention de cette agence.
Le schéma du drama est celui d'une histoire différente par épisode, avec en fond une affaire qui traverse toute la série transversalement, cette dernière se résolvant au 10e et dernier épisode. Assez classique, mais efficace. On ne s'ennuie jamais.
Du côté des acteurs, très bon choix. On a le chef d'équipe, joué par Kim Moo-yeol (ou Kim Mu-yeol). Avec ses petits airs à la Charles Bronson, il apporte à son personnage un côté impertinent et menaçant à la fois. En assistante déjantée et badass, quoi de mieux que Jin Ki-joo. Elle est capable de jurer comme un charretier de manière tout à fait crédible. Quel organe quand elle hurle ! Comme second assistant, on a le rappeur P. O, que je ne connaissais pas, mais qui est plutôt convaincant lui aussi dans un rôle d'intello rusé, avec un bonne tête de premier de classe naïf. Du côté des ados délinquants, à chaque épisode, on découvre de jeunes acteurs qui parviennent rapidement à ce qu'on les déteste profondément : bref, c'est bingo.
Au final, j'ai passé un bon moment dans mon canapé. En ayant parfois envie de boxer un coussin ou l'autre. Mieux vaut ça qu'autre chose, c'est pour cela que je parlais de catharsis. C'est réussi sur le plan de l'action et du suspense. Je n'ai pas fait trop attention aux aspects moraux qui entoure le travail de cette pseudo-agence, car dans ma tête, c'est bien une fiction, pas besoin de rédiger une thèse sur le sujet. Quand au fait de savoir si la série restera ancrée longtemps dans ma mémoire, je ne sais pas? A voir.