10
14 critiques
Fin de partie
Rabbits est une interférence, quelque chose qui, au temps de sa conception, n'a pas lieu d'être. Et pourtant cela est, et de la manière la plus paradoxale qui soit. En adoptant la forme théâtrale,...
le 13 sept. 2016
Rabbits est une interférence, quelque chose qui, au temps de sa conception, n'a pas lieu d'être. Et pourtant cela est, et de la manière la plus paradoxale qui soit.
En adoptant la forme théâtrale, et la privant de ce qui la rend vivante - la présence d'un public, témoin d'un instant - nous confrontant à une oeuvre qui a été actée sans témoins autre que ces créateurs, Lynch ne prédit en rien une évolution formelle; il fait de la double mort d'un théâtre acté sans spectateurs son oeuvre: une pièce morte. Et cette mort est d'autant plus sinistre, qu'elle n'est jamais montrée.
Les gestes sont lents. Et la parole semble indépendante des corps, étrangère, décalée.
Tout est question de décalage, que ce soit les rires, applaudissements enregistrés, comme si notre pièce morte faisait mine de ne pas l'être, comme si son drame voulais être comédie.
Ce qui fait que Rabbits est un paradoxe, une oeuvre dont le concept n'aurais normalement pas lieu d'être, est que son mouvement interne va toujours à l'encontre de lui même, que chacun de ses composants est doublé systématiquement de son contraire.
Ce que Rabbits est, et ce qu'il raconte, est une impasse.
Toute mesure du temps est prohibée; il n'y a pas de début, ni de fin à proprement parler, pas d'évolution visible, pas de trame. Parfois, des pas étrangers qui résonnent derrière la porte, un téléphone qui sonne longuement, et la pluie, que l'on devine au dehors, tombe sans répit.
C'est dans ce temps gelé que surgit l'horreur indescriptible qui s'encre profondément dans l'étreinte du silence.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Top 10 Séries
Créée
le 13 sept. 2016
Critique lue 821 fois
10
14 critiques
Rabbits est une interférence, quelque chose qui, au temps de sa conception, n'a pas lieu d'être. Et pourtant cela est, et de la manière la plus paradoxale qui soit. En adoptant la forme théâtrale,...
le 13 sept. 2016
7
453 critiques
"Rabbits" est un court-métrage réalisé par David Lynch juste après "Mulholland Drive", une sorte de mini sitcom glauque mettant en scène trois lapins anthropomorphes dans un petit appartement...
le 26 oct. 2014
7
14040 critiques
Pour une fois j'ai trouvé que la longueur se justifiait, même si du coup, Lynch profite de ce temps pour élargir la thématique, décrédibilisant ainsi peut être cette oeuvre. Personnellement j'y vois...
le 22 mai 2012
10
14 critiques
Juste la fin du monde, ce n'est ni plus ni moins que l'histoire d'un homme, Louis, qui rends visite à sa famille après plusieurs années d'absence pour leur annoncer son décès à venir et qui repart...
le 12 mars 2014
10
14 critiques
Rabbits est une interférence, quelque chose qui, au temps de sa conception, n'a pas lieu d'être. Et pourtant cela est, et de la manière la plus paradoxale qui soit. En adoptant la forme théâtrale,...
le 13 sept. 2016
7
14 critiques
Et je le sais pourtant que je devrait être moins généreux envers ce film, et elle me titille cette part rationnelle en dedans de moi qui me dis que bon dieu, c'est beau, c'est très beau même, mais...
le 27 oct. 2015
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème