J'ai fait une grosse dépression (et vous vous en foutez légitimement (mais je sais où vous habitez) ) et j'ai eu une crise Hikesai.
Ca tombait bien :
1/ non seulement, il y avait de la qualité dans la masse de séries, et quand je dis "masse", c'est de l'ordre de Récré A2 ou les DA de La Cinq, à boire et à manger, sans distinction de qualité, notamment les séries coréennes aux titres à rallonge qui faisait office de descriptif (c'en était drôle, "je suis assassin mais en fait je suis beaucoup plus fort que le héros" par exemple), même constat chez les nippon, et bon, le genre Ikesai ne va que rarement dans la surprise, le schéma est souvent un décalqué. (Après, y a pas 1000 façons de dire "je me retrouve dans un autre monde avec mes souvenir de mon monde d'origine", j'avoue). C'est comme les séries où dès le titre, pas besoin d'attendre la fin du premier ep "un membre du meilleur groupe d'aventurier se fait virer et rejoint des noobs/son ancien groupe/un nouveau groupe et s'avère mégafort". Zéro tromperie sur la marchandise, et les variations deviennent d'autant plus notables, dans un genre comme dans l'autre.
Le traumatisme de tuer des créature vivantes pour de vrai, c'est déjà parfois raide en VR, mais en immersion totale, ça calme.
Il y en a je pense au moins 3 que je placerais très haut dans les tops tous genres confondus (oui, Shield je sais plus quoi, celle-ci, et ce, mais malgré ses défauts, Jobless Reincarnation (qui m'a valu de me faire traiter de vieux dégueulasse, comme si l'histoire n'était pas épique), et mon préféré hors catégorie, Erased) et beaucoup que j'ai apprécié mais plus consommé qu'autre chose.
Pourquoi Re-Zero, du coup ? Parce que le principe me fait penser à une histoire par Grant Morrison, ultra violente, jusqu'à ce qu'on capte que c'est, en gros, Bipbip & le Coyote raconté à travers les yeux du coyote, victime de sévices pas piqués des hannetons, si on prend le dessin animé au premier degré.
Là, un jeune branleur quelconque se retrouve après une bonne action quelconque transporté dans un monde heroic fantasy (plus ou moins générique).
Bon, ok, la réalisation est aux petits soins, il rencontre une belle fille qui le sauve d'un passage à tabac (premier constat : les coups font mal comme dans l'autre monde) et assez rapidement, il meurt dans d'atroces souffrances... et revient au point de départ (analogie avec une sauvegarde automatique de jeu ? mais non, enfin....^^), sauf que lui se rappelle de la douleur, de la mort, de la rencontre, bref, de tout, mais c'est le seul.
La cruauté de la mécanique est pour l'instant toute relative. Mais devenez ami, voire plus, avec quelqu'un, mourrez en la sauvant, et pof, le dernier point de sauvegarde est plusieurs mois avant. Il y a de quoi devenir fou. Et chiant (il y a des passages où je l'aurais tué moi-même) parfois. Mais la souffrance physique et psychologique est mieux rendue que dans Shield Hero, ou en tout cas plus cohérente, le tout avec une réalisation bien foutue et un bon sens du rythme pour les deux premières saisons.
Evidemment, le héros ne peut pas divulguer son secret, sinon, hop, mouru. Et c'est sur ce postulat que la série oscille entre romance, violence extrême, comédie, tragique, injustice et epicness.
Je n'ai pas encore regardé la 4e saison, mais pour ce que j'en ai vu, c'est une série qui justifie l'existence du genre. (Et en plus ça me fait penser à un épisode de Madoka, c'est toujours un plus^^)
Elle mérite son Ikesai/20