On a du mal à se situer dans le temps, des années 50 aux 90. Téléphone portable à clapet pour certains cabines vintages pour les autres. Mode 60/70 mais fin 90, véhicules, l'âge des protagonistes...rien ne colle.
Cordell, Earl et Molly font référence à une guerre à laquelle ils ont participé. Soit c'est le Vietnam et c'est impossible, Cordell pouvait y être présent, mais dans les testicules de son géniteur, et encore, quand aux 2 autres ils auraient eu 10 ans. Soit c'est une guerre fictive, mais la qualité du reportage qui passe à la télé sur la guerre des îles est celle de la fin des années 60, loin de convenir à l'époque où ils sont censés être, ou alors tout à 30 ans de retard.
Fin 90, un gang qui utilise le PM Thompson, à plein temps puisqu'accroché au pavillon de la voiture, 2 en plus. Pourquoi pas si dans ce monde imaginaire d'autres armes plus efficaces et légères n'exitent pas. C'est une arme merdique des années 20/40, imprécise, lourde et encombrante, faite pour le tir à courte distance. Ça fait plus fun pour la photo, certes, c'est bon si en face ils ont des arbalètes.
Pour faire aussi ''genre'', tout le monde parle en sourdine, il n'y en a pas un qui s'exprime normalement dans ce bled. Ils ne baisent pas, jamais, pas plus qu'ils ne gueulent, mais par contre ils boivent et jacassent en permanence, des flots de bière, de discours creux et de paroles inutiles. Dès l'épisode 5 on peut tranquille aller pisser et reprendre sans rien avoir loupé.
Dans cette espèce de Toonville, on ne sait pas parler sans boire quelque chose, thé ou bière.
Certains y voient du Tarentino, 2 seaux de liquide rouge sur les murs, des flashbacks, des discours à n'en pas finir et c'est le sésame ? Il n'y a aucun rythme, aucun humour, la majeure partie des dialogues est inutile et on se fait chier à partir du 5 ème épisode jusqu'à pratiquement la fin, qui en plus est plutôt bidon.
Je mets 5 étoiles pour les 4 premiers épisodes, qui donnaient envie, et parce que la BO sauve un peu les meubles, ensuite ce ne sont que logorrhées et décapsulages.