Ride or Die
6.7
Ride or Die

Série Prime Video (2026)

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Quand le buddy-movie d'espionnage rencontre le manifeste féministe (avec un corps dans le coffre)

Si l'on devait dépasser le simple trait d'esprit pour poser un regard critique sur Ride or Die, la série s'impose d'abord comme un grand huit réjouissant, bien que traversé par quelques turbulences narratives.

1. Un duo solaire au service d'une alchimie évidente

Le véritable réacteur nucléaire de la série, c'est indéniablement la dynamique entre ses deux têtes d'affiche. L'opposition de style entre la rigueur flegmatique de l'une et l'énergie un brin chaotique de l'autre fonctionne à plein régime. La série évite habilement le piège du simple pastiche de Thelma & Louise ou de James Bond en ancrant son récit dans une relation de longue date. Cette "amitié particulière" ne sert pas seulement de prétexte comique : elle est le cœur émotionnel qui rend l'ensemble attachant malgré les invraisemblances.


2. L'assomption assumée du grand n'importe quoi

Côté mise en scène et écriture, la série choisit son camp : le divertissement pur. Le scénario ne cherche jamais à se terrer dans un réalisme grisâtre. Au contraire, il embrasse les codes de la comédie d'action internationale avec une générosité non dissimulée (j'ai adoré la séquence de l'auberge de jeunesse espagnole). Ce parti pris permet d'avaler les kilomètres et les péripéties à un rythme effréné, quitte à frôler parfois l'overdose dans les virages cavaliers du scénario.


3. Les limites d'une formule

Là où le bât blesse, c'est dans la gestion de sa mythologie d'espionnage. À force de jongler entre les conspirations de cartels, les agences occultes et les rebondissements en cascade, l'intrigue générale s'éparpille par moments. Quelques facilités scénaristiques viennent parfois gripper la mécanique, et l'on sent que la série peine à maintenir le même niveau d'exigence dans ses enjeux géopolitiques que dans l'intimité de ses héroïnes.


En bref

Ride or Die reste une proposition estivale hautement recommandable : un objet hybride, parfois cabotin, mais tellement salvateur par sa manière de mettre en scène des personnages féminins matures, complexes et délicieusement hors-la-loi. Une cavale certes bardée de défauts, mais menée pied au plancher.

cobol83
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il y a 3 jours

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