J'ai attendu un peu pour forger mon avis. Le noir et blanc est sublime, on vous l'a déjà dit avant. Les plans ne sont jamais inutiles, même les plans fixes qui ont tendance à énerver plein de critiques. Pour moi, il sont essentiels, il répondent à ma bible du cinéma: "Où placer la caméra ?" sorti en 2011 du cerveau de David Mamet (éditions de l'Arche) qui explique dans son intro que le plan fixe est la plus belle invention pour relier deux scènes sans perdre son temps et sans nous perdre dans un fouillis inutile. Premier point auquel j'adhère à fond.

Puis l'usage du noir et blanc. Comme le dit Jack-is-Back, il est sublime. J'avais rarement vu une utilisation aussi parfaite, avec des noirs jamais bouchés et des blancs aussi détaillés sur mon écran de télé. Un bon point pour le numérique qui me paraissait jusqu'à présent comme une tentative toujours loupée de plagier l'argentique et le directeur de la photo qui fait ces choix, Robert Elswit, a été récompensé aux oscars plusieurs fois, notamment pour There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson, ou encore Magnolia, un bijou de style, et aussi Good night and good luck plus loin dans le passé.

Ces 2 caractéristiques qui ont du lasser plus d'un spectateur sont ce qui m'a le plus fait rêver. Comme chaque plan fixe, du moins la majorité d’entre-eux sont des compositions sublimes, je n'ai pas perdu une seconde à les détailler, les rapprochant spontanément aux 24x36 de Cartier-Bresson, une paille pour le commun des mortels, une poutre de mon point de vue.

L'histoire, je la connaissais déjà, après le bon Plein soleil de René Clément et le remake "Le Talentueux Mr Ripley" du britannique Anthony Minghella (qui m'a ennuyé) . Quand j'ai vu Plein soleil, j'étais jeune et j'ai du occulter plein de détails que j'ai maintenant envie de chercher et comparer les 2 versions. Entre temps, je dirais que nous sommes passé du film d'action, direct, sans fioritures dans la narration à ce film de 8 heures tout en nuances et respirations, nous faisant explorer les pensées de chaque acteur par le détail.

Telec
9
Écrit par

Créée

le 30 juin 2025

Critique lue 20 fois

Ripley

Ripley

6

Plume231

le 9 avr. 2024

Suivre

Plein noir et blanc !

Troisième adaptation du roman de Patricia Highsmith, Monsieur Ripley, première sous la forme d'une série. Ce qui fait que le réalisateur et scénariste Steven Zaillian a a priori un avantage de taille...

Ripley

Ripley

9

Emji92

le 7 avr. 2024

Suivre
Dernière modification

le 7 avr. 2024

Ripley New look

Le noir et blanc est somptueux. Les scènes à New York laissent béats d'admiration. Le parti-pris du noir et blanc pour toute la série produit d'étranges effets. D'abord, on n'imagine pas l...

Ripley

Ripley

8

Jack-is-Back

le 4 avr. 2024

Suivre

Sublime

Je viens de visionner un pilote esthétiquement magnifique. Rarement, une série m'a autant impressionné par cette beauté sublimée d'un noir et blanc dont elle se joue des codes avec second degré que...

Line Of Duty

Line Of Duty

9

Telec

le 27 oct. 2018

Suivre

De la saison 1 à la 6, un crescendo remarquable

tout d'abord, le texte d'introduction n'est pas exact. Il y a écrit: "Steve Arnott est chargé d'enquêter sur la mort d'un policier, tué par erreur par l'un de ses collègues lors d'une opération...

Slow Horses

Slow Horses

8

Telec

le 16 avr. 2022

Suivre

Le dernier bureau avant l'abattoir

Voilà une série qui commence mal: Dans un bâtiment poussièreux végètent les plus mauvais tocards du renseignement britannique chapeautés par un patron sale, alcolo, vulgaire et branleur comme pas...

Conversations with Friends

Conversations with Friends

7

Telec

le 7 juil. 2022

Suivre

Embrouilles et hésitations irlandaises

C'est dur de parler de Conversations with friends. Cette série (Hulu/BBC Three), deuxième opus d'une équipe qui a donc mis fidèlement en image les 2 premiers romans à succès de Sally Rooney.Leur...