6
le 9 avr. 2024
SuivrePlein noir et blanc !
Troisième adaptation du roman de Patricia Highsmith, Monsieur Ripley, première sous la forme d'une série. Ce qui fait que le réalisateur et scénariste Steven Zaillian a a priori un avantage de taille...
Le noir et blanc est somptueux. Les scènes à New York laissent béats d'admiration.
Le parti-pris du noir et blanc pour toute la série produit d'étranges effets. D'abord, on n'imagine pas l 'Italie sans couleurs*, surtout en bord de mer. Ensuite, parce qu'il nous maintient constamment à distance, en dramatisant, bien sûr, mais aussi en nous privant d'identification.
D'ailleurs, aucun des personnages ne suscite l'empathie. On n'est pas ébloui par la beauté de A.Delon et M.Ronet chez René Clément.
Le plus troublant, ce sont les regards- caméra de Ripley qui interpellent le spectateur comme pour le narguer.
Au fil des plans, alors que le noir se grise, que les ciels deviennent plus orageux, se dévoile la noirceur de Ripley, qui ment, jalouse, et convoite tout ce que possède le riche oisif, dans son pigeonnier de luxe donnant sur la plage. Il se met à le singer, à se prendre pour lui, d'où l'ambiguïté de la relation, comme une absorption empoisonnée.
Deux métaphores récurrentes : les escaliers, filmés en forte plongée ou contre-plongée, symbolisant la difficulté de Ripley à se hisser au niveau de Dickie, et la statuaire italienne, (hommage à Rossellini?) observant tous ses actes en juge muet.
Chaque plan est ciselé. La série est originale et excellente.
* une seule tache de couleur à la fin de l'épisode 5
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 7 avr. 2024
Modifiée
le 7 avr. 2024
Critique lue 1.4K fois
6
le 9 avr. 2024
SuivreTroisième adaptation du roman de Patricia Highsmith, Monsieur Ripley, première sous la forme d'une série. Ce qui fait que le réalisateur et scénariste Steven Zaillian a a priori un avantage de taille...
9
le 7 avr. 2024
Suivrele 7 avr. 2024
Le noir et blanc est somptueux. Les scènes à New York laissent béats d'admiration. Le parti-pris du noir et blanc pour toute la série produit d'étranges effets. D'abord, on n'imagine pas l...
8
le 4 avr. 2024
SuivreJe viens de visionner un pilote esthétiquement magnifique. Rarement, une série m'a autant impressionné par cette beauté sublimée d'un noir et blanc dont elle se joue des codes avec second degré que...
2
le 2 déc. 2021
SuivreTrès dans l'air du temps. Un western désacralisé, quand le héros, violent, plutôt anti- héros, est un cow-boy qui à fait Yale (et qui le garde bien pour lui) , occupe la quasi- totalité des...
5
le 30 sept. 2020
SuivreAutant j'avais aimé "Sharp objects", autant je suis déçue par les 3 premiers épisodes de "The Third Day" sur OCS. Les ingrédients : île coupée du monde qu'on ne peut pas quitter, habitants...
10
le 25 déc. 2021
SuivreA prendre au second degré. Un casting à tout casser. Une peinture noire, mais en couleurs, de l'Amérique d'aujourd'hui, qui fonce vers le néant. La chaîne de TV s'appelle RIP (Rest in Peace ),...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème