J'ai visionné la série Ripley. Adapté du roman, de la série de romans, de Patricia Highsmith, Ripley, escroc sans grande envergure, se présente comme un individu quelque peu prudent, sinon à juste titre paranoïaque. Le voilà chargé d'un acte de réassurance d'un père pour son fils, Richard Greenleaf alias Dickie, qui serait en perdition quelque part sur une plage italienne.
Cet homme esseulé, Tom Ripley,, sans famille ni amour, se trouve face à un homme aimé, choyé, trop choyé : lui n'a rien et Dickie a tout.
Le casting est de grande qualité, cela dit étant full in love with Andrew Scott, mon avis n'a rien d'objectif sur ce point, autant que sur le reste d'ailleurs ; en revanche, Johnny Flynn n'égale pas vraiment Maurice Ronet, (in Plein Soleil) mais la barre était bien haute en l'occurrence.
La série accentue ce qui était ambiguïté dans le roman, et dont l'écriture la rend bien supérieure aux adaptations précédentes. : de qui Tom est-il épris ? De Dickie ? De lui-même ? Telles sont les fluctuations de l'ambiguïté tout au long des huit épisodes.
Avec des scènes à la manière d'Hitchcock, telle la scène du métro (épisode 1), celle des oiseaux (final de l'épisode 2), celle du cendrier, alias The Rope (épisode 6), sans compter la couleur en noir et blanc, sorte de mise en abyme de la binarité des relations et la dangerosité qui va avec, puisque dénuée de la perspective réflexive, tout cela met en exergue certes la profondeur du visuel, mais surtout du discours sous-jacent, c'est ainsi que le suspense et le tempérament particulièrement psychopathique de Ripley est sublimé par le jeu, la caméra, le cadre, tout est de fort belle facture.
Un beau moment de série, de fait je vous souhaite un bon visionnage !