Voilà bien une mini-série dont je me souviendrai longtemps sans devoir faire d'efforts de mémoire! Je connaissais le personnage de Ripley au travers de deux films (Plein soleil et Le talentueux Mr Ripley), visionnés il y a longtemps et qui m'avaient laissé un souvenir agréable, surtout de par leur scénario tirés des romans de Patricia Highsmith. Je pensais donc m'aventurer en terrain familier pour cette énième adaptation des aventures du célèbre escroc. Et bien que nenni ! Le réalisateur Steven Zaillian, que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, m’a littéralement scotché avec son Ripley. D’abord, une Italie sublimée par un noir et blanc flamboyant, de toute beauté, tout bonnement magnifique! Une interprétation aux petits oignons de Andrew Scott, qui réussit le pari de nous faire aimer son odieux personnage. Le plaisir aussi de retrouver “la petite” Dakota Fanning dont le minois et le naturel n'ont pas changé. Les dialogues, finement ciselés et volontairement peu nombreux, laissent place à des jeux d’ombres et de lumières, directement inspirés des sublimes clairs obscurs des peintures du grand Caravage, ici cœur de l’histoire. Chaque détail de l’architecture italienne, le flamboyant des palazzos vénitiens, les ruelles de Palerme, la Via Appia à Rome, jusqu’à la méditerranée de San Remo est filmé avec un talent qui, j’ose le dire, frise le génie. Sans oublier les visages, les regards... c'est de l'impressionisme en fait.
Une ambiance unique, une histoire captivante, une grosse grosse claque, bravissimo !!!