La série Robocop datant de 1994 ne se traîne pas une réputation flatteuse et en effet si vous vous entendez à retrouver l'esprit du film de Paul Verhoeven vous serez déçu car cette adaptation est édulcorée. D'ailleurs lors de sa diffusion dans les années 90 je ne l'avais pas regardé, de mémoire ça ne m'intéressait pas (bien que j'adore le film, et que sa suite m'a plu aussi). Mais ayant récemment joué aux jeux vidéos RoboCop : Rogue City j'avais envie de me replonger dans l'univers du cyborg de Detroit et j'ai décidé de le faire à travers cette série.
Si l'épisode pilote d'1h30 (dispo je crois aussi sous le titre de Robocop 4) n'est pas très bon, une fois passé celui-ci on se laisse prendre tout de même pas l'ambiance de cette série qui a quelques atouts. Certes pas de violence
Robocop ne tue jamais ses adversaires, il les désarme et la seule fois ou il tue quelqu'un c'est de manière indirecte en renvoyant un rayon mortel qui lui était destiné
la ville de Détroit est moins crade que dans la film, les méchants souvent moins dangereux et cruels que Clarence Boddicker par contre Robocop prend souvent des coups et n'est pas épargné et les scènes d'action sont plus que correctes pour une série. Quelques épisodes se distinguent du lot, comme un bon épisode parodique avec la présence de Roddy Piper.
Richard Eden incarne de manière robotique Alex Murphy, il est entouré de nouveaux personnages tels que Lisa Madigan jouée par la charmante Yvette Nipar qui remplace Nancy Allen dans la peau de l'agent de police Anne Lewis, le président de l'OCP est souvent présent et quelques adversaires sont récurrents comme le grotesque Pudface. On verra plusieurs reprise le fils, la femme et même le père de Murphy.
Au final j'ai découvert une série tout à honorable, rien de vraiment indispensable mais son insuccès ne lui a permis d'aller au-delà d'une première et unique saison alors que cette variation de Robocop aurait sans doute mérité de se développer sur 2 ou 3 autres saisons.