Dans la (belle) tradition des films conspirationnistes des 70's

Voir Rubicon c'est se remettre un shoot des films comme les hommes du président, klute, les 3 jours du condor, I comme Icare ou encore le syndrome chinois.

Un homme brillant, sans muscles, qui par la force de son esprit va s'opposer à quelque chose que l'on pressent terrible, et émanant des plus hautes sphères du pouvoir.
Intégrité et intelligence versus le corrompu big brother.

Rubicon reprend les codes du genre en termes musicaux tout d'abord : son importance n'est pas assez souligné, car les créateurs ne disposent pas des éléments habituels pour faire vibrer le téléspectateur. Peu de choses se résolvent par la violence, et l'on avance dans l'intrigue que par touches subtiles, tel un regard inquiet sur un objet que l'on devine déplacé par exemple. Et pour pouvoir le comprendre il y a l'habillage sonore. Il est ici sobre et remarquable (comme l'ensemble de la série d'ailleurs).

Le scénario ensuite: comme les chefs d'œuvre suscités il tient sacrément la route. Mais il tient sacrément la route essentiellement grâce au rythme et la mise en scène de sa narration: tous est savamment dosé, de manière à ce qu'on ait l'impression d'être aussi brillant que le héros mais pas trop, une sorte de sentiment constant d'admiration/fraternisation avec le personnage central.
Important pour que l'on ai envie de le voir réussir, et peur de le voir se faire broyer par le grand capital
Et puis il y a peu d'autres moyens qu'un rythme dit "lent" pour expliciter un propos complexe et qui pourrait devenir rapidement indigeste.
Enfin, cette mise en scène permet, lorsqu'il y a une climax, de totalement vous retourner et d'amplifier de manière très importante son impact: il y a peu d'action, mais lorsqu'il y en a on y est beaucoup plus que dans un film d'action. La scène du dentiste de marathon man m'est revenue en mémoire à un moment particulier de la série (pas de spoil mais y a pas de dentiste dans la série), scène qui dans son contexte était ultra violente et dérangeante. C'est le pari qui est réussi brillamment sur toute une saison..
Un vrai petit bijou
lenababou
7
Écrit par

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Créée

le 4 avr. 2011

Critique lue 350 fois

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