Sakurada Reset est un slice of life intéressant certes, mais très lourd dans son contenu et un peu trop lent dans son rythme. Des intrigues accrocheuses et pleines de sens, mais un côté clinique et impersonnel qui se ressent autant dans la forme que dans le fond.
Sagrada Reset raconte la vie d’Asai Kei, jeune lycéen habitant la ville de Sakurada, une ville ou tout le monde nait avec un pouvoir. Accompagné de Misora Haruki, ils vont en duo tenter d’aider les gens de la ville et résoudre les problèmes personnels des citoyens grâce au pouvoir du Reset, une capacité qui permet de revenir trois jours en arrière. Entre fantastique, drame humain et slice of life lycéen, cet animé est calme, très calme. Trop calme même, avec des enquêtes menés a couteaux pas tirés par un duo qui a une alchimie quasi-inexistante. Kei est un personnage principal très cool, mis en avant comme un génie grâce a son pouvoir de la mémoire infinie, et il n’est pas dérangeant en lead character. Mais Haruki est un personnage qui se veut en pleine construction sentimentale, et c’est compliqué de s’attacher à quelqu’un d’aussi vide sur une bonne partie de l’animé. Après, Sakurada Reset à des qualités, comme son utilisation du voyage dans le temps jamais redondant et qui permet de manière souhaitable les enquêtes. Ou encore des rebondissements efficaces et cohérents, surtout dans le dernier arc, et des pouvoirs originaux avec des utilisation inattendues (comme dans Jojo, tiens donc…). Le problème de l’animé, c’est qu’il est souvent trop mou, et semble très impersonnel.
Impersonnel, l’animation l’est encore plus. Cet impression d’une œuvre clinique, quasi-robotisé, se ressent dans le chara-design que dans les décors. Les personnages semblent particulièrement lambdas, et la ville de Sakurada pourrait être n’importe quelle ville moyenne et cotiêre japonaise. Après, ce n’est pas moche, c’est même particulièrement poétique sur certaines scènes. Mais le rendu global est vachement terne, au final.
Sakurada Reset, c’est intéressant, il y a des choses à en retenir, mais ça ne laisse pas un souvenir impérissable. C’est lent et clinique, ça n’est jamais totalement emballant. Et c’est dommage, parce qu’il y a des histoires de qualité dans tout ça.