Au premier abord, la série peut désarçonner. Les premières minutes plongent le spectateur dans un univers cru, parfois même dérangeant : les corps massifs des sumotori sont mis en scène de façon peu engageante, entre bizutage humiliant et séquences scatologiques (sans trop en révéler). Visuellement, ce n’est clairement pas le plus séduisant. On pourrait être tenté de décrocher et de passer à autre chose. Mais il faut persévérer.
Car très vite, la série révèle toute sa richesse. Loin de cette introduction brutale, elle devient un véritable plaisir à suivre. On y découvre avec curiosité et fascination le monde du sumo, ses codes, ses traditions et ses coulisses. Mais ce n’est pas uniquement une série sur ce sport ancestral.
C’est avant tout le parcours initiatique d’un personnage principal attachant, avec une attitude ressemblant plus à celle d'un adolescent rebelle. Immature dans ses relations, particulièrement avec les femmes (ah, cette sempiternelle timidité des jeunes héros japonais face à une poitrine...), il évolue dans un monde de sueur, de douleur et d’humiliation. Un héros torturé, qui cherche dans le sumo une voie vers la sagesse... ou peut-être vers autre chose.
La fin de la saison 1 laisse entrevoir une suite prometteuse. J’ai hâte de voir ce que la saison 2 nous réserve.
Je vous recommande vraiment cette série. Elle est originale, surprenante, divertissante, et offre un regard rare sur l’univers du sumo – mais pas seulement.