Difficile de ne pas comparer ce second opus au monument qu’était Gladiator de Ridley Scott. Et malheureusement, la comparaison ne joue pas en sa faveur.
Le casting laisse un goût de “je ne sais quoi” qui ne fonctionne pas vraiment. Le héros principal manque de crédibilité visuelle et de présence : on a du mal à croire en lui dans ce rôle censé porter le film. Il n’impose ni la force ni l’aura tragique qu’exige un tel personnage.
Quant à Denzel Washington, il prend énormément de place. À tel point qu’on a l’impression que le scénario a parfois été orienté pour le mettre en valeur. Son charisme est intact, certes, mais il semble presque appartenir à un autre film. Sa dernière séquence, notamment le combat final, frôle même le ridicule et casse la tension dramatique.
Visuellement, on retrouve les codes du premier opus : l’arène, les jeux de lumière, la poussière, la monumentalité romaine. Mais tout cela paraît plus décoratif qu’incarné. L’émotion ne prend jamais vraiment. Les personnages manquent d’épaisseur, les enjeux semblent artificiels, et l’ensemble finit par sonner creux , presque “guimauve”.
Au final, l’enchaînement des scènes donne davantage l’impression d’un spectacle esthétique que d’une véritable fresque épique. Pour ma part, je n’ai pas été convaincu.