J'avais essayé plusieurs fois sans succès de lire la BD originale (le marchand de sable fait beaucoup de victimes), et j'ai cru sottement que la version télé me sortirai de ma torpeur et me permettrait de l'avaler à la petite cuillière. Que nenni, on s'emmerde autant. Après, je suis globalement de l'opinion que Neil Gaiman est un con et qu'il écrit mal, donc ceci n'est qu'un exemple supplémentaire de sa médiocrité (à l'exception de Coraline, qui était un très bon film contre toute attente, mais probablement davantage grâce au stop motion qu'à Gaiman lui-même).
Gros problème de rythme, les personnages parlent extrêmement lentement et il n'y a souvent rien à voir à l'écran à part leurs visages immobiles et torturés.
Gros problème d'écriture, les personnages ne sont pas attachants du tout, dialogues somnifères, on s'en fiche bien que le Rêve récupère ses affaires. Le moment qui a été pour moi le plus révélateur, c'est quand le Rêve déboule à la recherche de son sable magique chez une jeune exorciste. Elle lui demande pourquoi elle l'aiderait et il répond "Parce que sans le rêve il n'y a pas d'humanité, ce sera la fin du monde" - et je me suis dit ..."pourquoi pas". Jamais une très bonne chose quand ton public commence à contempler l'apocalypse pour arrêter de regarder ta série, Neil.
Les costumes sont parfois vaguement corrects (Lucifer), parfois assez ridicules ou dignes d'une série B avec un peu d'efforts (les démons à moitié nus avec des vêtements de paysans, c'était pas la peine. Ce n'est pas tant un problème de maquillage que de direction artistique, c'était l'interprétation d'un démon de la part d'un gamin de 14 ans qui n'a pas d'imagination parce que sa bibliothèque fantastique se limite à un exemplaire du Passeur de Lois Lowry qu'il a lu parce que sa maîtresse de CE2 l'a forcé).
De beaux effets spéciaux mais voilà, si c'était pour ne rien dire autant faire un clip de musique. De belles performances de la grande dame de Game of Thrones, le vieux méchant monsieur de aussi Game of Thrones, et puis ils n'ont rien à dire non plus finalement donc voilà c'est tout quoi.
De la mauvaise bouillie Netflix, suivant.