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J'ai toujours eu un rapport particulier avec les séries du style sitcom. J'ai rarement des opinions douces et soi, je les adore franchement, malgré leurs défauts (how i met your mother, that 70s show, Brooklyn99, …), soi, je les trouve affreusement ennuyeuse et ratée (modern family, community, friends,…). Quand on m'a parlé de scrubs, j'avais donc une chance sur deux d'accrocher à la série, mais on m'en avait fait un portrait tellement élogieux que j'avais bon espoir que celle ci me plaise vraiment.
Honnêtement, il s'en ai fallu de vraiment peu que cette série soit un véritable coup de cœur, car elle a des points positifs que j'ai rarement vus dans d'autres séries. On y suit l'histoire de jeunes internes, arrivant dans l'hôpital du sacré-cœur et qui vont finir par devenir médecins confirmés, tout en gérant leurs vies sentimentales. Sur le papier, l'idée est sympathique (et sera reprise avec assez de talent dans l'univers de la police quelques années plus tard avec Brooklyn 99) et reste, d'ailleurs, assez bien gérée.
Au niveau des personnages, je dirais qu'on pourrait les classer en trois catégories. Les personnages tertiaires qui sont extrêmement caractérisés, comme le concierge qui est une horrible personne qui a décidé de torturer toutes les personnes qu'il croise, Ted Buckland, un avocat souffre-douleur, Laverne, une infirmière ultra croyante ou encore Todd, le médecin pervers. S'ils sont très caractérisés, le fait est qu'ils en deviennent attachants puisqu'on ne peut pas les considérer comme possibles. Nous avons ensuite les personnages secondaires qui sont, probablement, les meilleurs personnages secondaires que j'ai pu voir de toute l'histoire des séries. Je n’exagère vraiment pas. On pourra citer Bob Kelso, le directeur de l'hôpital désagréable, Jordan, l'actionnaire psychopathe et autocentré et, surtout, surtout... Je n'ai jamais autant pris mon pied qu'en regardant le docteur Perry Cox et ses magnifiques saillies verbales qui tombent sur absolument tout le monde.
La partie technique est bien gérée et les messages sont plutôt bons.
Alors qu'est-ce qui pèche dans scrubs ? Pourquoi la série finit elle à 7/10 alors qu'elle aurait clairement pu atteindre 8 ou 9 ? Si vous ne l'avez pas remarqué, je ne vous ai pas encore parlé des quatre personnages principaux et c'est bien là que le bât blesse. Dans la grande majorité des séries, on s'attache aux personnages principaux et moins aux autres, quels que soient leurs défauts. On aime Ted Mosby ou Barney Stinson dans HIMYM, malgré leur côté idiot, parce qu'on a développé leurs personnalités et qu'on connaît leurs failles. On s'attache à Peralta ou aux autres dans Brooklyn 99 pour les mêmes raisons. Mais on ne s'attache pas dans scrubs. J'ai fini par apprécier réellement Carla et Turk seulement à partir de la saison 4 ou 5. C'est long. Et, surtout, je n'ai toujours pas réussi à m'attacher à JD et à Eliott, même après 9 saisons. Parce qu'ils sont tous les deux autocentrés, qu'ils ne pensent jamais aux autres, sont désagréables et, en plus, ne se prennent pas grand chose dans la gueule... Exemple, J'aurais aimé qu’Eliott puisse galérer quand ses parents l'ont lâché, mais non. Elle prend un appartement plus petit et c'est globalement tout. J'aurais aimé que JD souffre de son couple avec Kim et son mensonge, sauf qu'on a l'impression que ça lui passe au-dessus et il s'en accommode très rapidement. C'est bien ça le problème de Scrubs. ON se contrefout des deux personnages principaux, au point ou certains épisodes m'ont totalement irrité, tant ces deux derniers sont à vomir (et, évidemment, je parle de leurs personnages et non des acteurs.).
Malgré tout, scrubs reste une excellente série, que j'ai beaucoup apprécié et que je reverrais sûrement. J'aurais surtout découvert le meilleur personnage secondaire que j'ai pu voir et je ne peux que vous la recommander. À voir ce que donnera le revival qui sortira dans quelques jours.
Créée
le 20 févr. 2026
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