Le premier épisode commence fort, et généralement, c’est mauvais signe pour moi. Je ne vais pas m’attarder sur le synopsis : le résumé officiel fait très bien le job. Le scénario tient plutôt la route, même si je n’y connais rien aux coulisses des moteurs de recherche.
On suit trois femmes : deux collègues dans une entreprise en pleine ascension, et une troisième, directrice du concurrent numéro un. Résultat : un joli portrait de femmes dynamiques, intelligentes, et, cela va de soi, très belles. Des thématiques modernes sont abordées : le choix du non-mariage, les liens familiaux, ou encore l’impact d’internet à travers une guerre concurrentielle qui soulève des questions pertinentes sur la modération et l’influence des algorithmes.
Le parcours de ces trois femmes est intéressant… mais très vite, je me suis un peu lassée de Bae Ta-mi. C’est Cha Hyeon, alias Scarlett, avec son tempérament électrique, qui m’a véritablement accrochée : elle me réveillait de ma torpeur. J’ai aussi été touchée par la relation silencieuse entre Ga Gyeong et son mari Jin Wu. Tout passe dans les regards, les non-dits, et pourtant ils semblent profondément connectés. J’aurais aimé qu’ils aient plus de place, surtout dans le dernier épisode.
La romance principale, censée être le cœur du drama, ne m’a pas captivée. L’histoire reste bien construite, les décors sont superbes, parfois trop, à la limite du clinquant : on se croirait par moments dans un catalogue de luxe. Passons. L’OST, elle, est vraiment réussie.
Le vrai problème, c’est le rythme. Par instants, les épisodes s’étirent inutilement, avec des plans interminables où l’on se demande si le réalisateur a oublié de dire « coupez ! ». Le tout manque d’équilibre. Les hésitations de Ta-mi, ses dialogues avec Park Morgan, parfois surréalistes, ont fini par me lasser.
Ce sont la présence magnétique de Scarlett (Cha Seo Hyeon) et celle de Jang Ki-yong (Park Morgan) qui m’ont fait rester… même si, je l’avoue, l’avance rapide a souvent été mon alliée.
Dommage.