La beauté des mini-séries, c'est que c'est un investissement suffisamment raisonnable pour que je m'y lance en ayant complètement oublié pourquoi j'avais mis la série dans mes envies, quelques années plus tôt. Pour Sharp Objects, j'ai décidé de me faire confiance et d'y aller sans même relire un pitch, vierge de tout espoir ou craintes.
Et je ne l'ai jamais regretté pendant les sept heures qui ont suivi, durant lesquelles la série a continué de me surprendre, en m'entraînant dans une intrigue sinistre et désespérée, au fin fond d'une Amérique profondément enfoncée dans son marasme. C'est une série qu'il vaut mieux regarder quand on est dans le bon état d'esprit, car elle sucera de votre âme toute joie de vivre.
Les rôles principaux sont fantastiquement campés par Amy Adams et Patricia Clarkson, mais le reste du casting ne fait aucune fausse note. C'est bien filmé, bien joué et bien écrit, et je ne suis pas encore sûr de ce que j'en garderai, si ce n'est cette ambiance de naphtalène faisandée servie avec une pinte de bourbon au Prozac.