Sharp Objects, créée par Marti Noxon, propose un thriller psychologique moite et introspectif où les blessures intimes contaminent chaque recoin du récit.
J’ai particulièrement apprécié l’ambiance organique et pesante qui s’installe durablement, rappelant parfois la lente toxicité familiale de Hereditary. Les personnages sont riches et ambigus, portés par un casting solide, notamment le duo Matt Craven et Chris Messina, ainsi qu’une Patricia Clarkson glaçante. La tension du scénario reste globalement bien tenue, même si les épisodes 6 à 8 marquent un essoufflement, avec des symboles — comme les fameuses bouteilles bleues — trop appuyés pour rester subtils. En revanche, Amy Adams et Eliza Scanlen m’ont semblé parfois excessives, et certaines situations — la relation entre Camille et John, ou l’étrange soumission face à Adora — frôlent l’invraisemblable.