Avide de séries c'est non sans curiosité que j'ai débuté celle-ci. Un soir d'hiver, un thé chaud, les épisodes quotidiens étant terminés il fallait que je découvre quelque chose de nouveau. Et puis, je tombe sur Sherlock, adaptation (très) libre des livres de l'ami Conan Doyle.
Bien évidemment j'ai déjà lu plusieurs nouvelles de notre Sir. Je me suis passionné pour l'histoire du Chien des Baskerville. J'ai pesté contre l'adaptation en grand n'importe quoi sur grand écran avec Downey Junior (Iron Man qui joue au détective, ça ne passe que dans Kiss Kiss Bang Bang (sorti avant)). C'est donc curieux, inquiet peut-être aussi, que je débutais cette série.
Mes inquiétudes se sont vite évanouies ! D'une part la mise en scène, si elle reste très classique, est prenante. La réalisation se démarque (contrairement à son opposant Elementary), et le personnage de Sherlock s'avère diablement bien retravaillé. Je n'avais pas souvenir d'un Sherlock aussi excentrique, aussi maniéré et parfois délirant. Je me souvenais d'un détective à l'intelligence remarquable, peu patient avec la bêtise du commun des mortels, mais pas à ce point.
La refonte du personnage est pour moi un élément crucial de l'attachement, que dis-je, de l'engouement que j'ai eu pour cette série. Les déductions sont incroyablement bien réalisées ne faisant de ce personnage qu'un observateur à l'oeil très fin et non pas un surhomme lisant dans vos pensées. Et c'est sur ce point que c'est brillant. Sherlock n'est pas un héros, juste le meilleur détective. Il reste attachant même dans ces extrêmes, touchant dans sa feinte indifférence.
Les seconds rôles sont également distribués de façon excellente, Martin Freeman est génial dans son rôle de Watson tout comme le personnage de Moriarty est joué avec brio.
Le point culminant reste, à ce jour, le premier épisode de la saison 2, où l'heure et demi de cette série montre au monde du cinéma qu'elle n'a rien à lui envier.
Au final, rien n'est à jeter dans cette série qui se distingue nettement et distance (de loin) toute concurrence en matière de "série policière". Un univers ancien transcrit dans un monde moderne pour ce qui s'avère être un véritable retour aux sources de ce qu'est l'essence du "roman policier" : ces enquêtes qui nous prenaient au ventre et nous fascinaient quand nous étions enfants.