Shigurui est peut-être un très bon manga mais l'animé est d'un ennui profond.
En guise d'introduction nous suivons deux samouraïs qui s'affrontent en duel, ils se connaissent et se haïssent, mais la suite de l'anime se poursuivra dans un flashback de douze épisodes. Douze épisodes mous et mal rythmés pour ceux qui espèrent quelque chose de dynamique... mais le plus frustrant c'est qu'avec cet animé, vous n'aurez jamais la finalité du duel. Quelle frustration ! Quel coup marketing pour te pousser à acheter le manga pour avoir la suite ! Mais est-ce la seule frustration de cette œuvre ? Eh bien non.
Le mangaka est doué pour dessiner le corps humain et mettre en avant la musculature de ses personnages, que ce soit dans Shigurui ou Les 7 ninjas d'Efu mais il aime beaucoup les sexualiser inutilement. Un épisode avec des samouraïs violant des hommes, on pourrait peut-être traiter de l'amour viril durant l'ère d'Edo ? Non, c'est placé là et on oublie, c'est un retour au combat. D'ailleurs pourquoi un des personnages principaux viole une fille du village et puis c'est tout ? Quel est l'apport scénaristique ? Est-ce pour montrer qu'il est méchant ?
Pour les fans d'érotico-gore, ce mouvement artistique croisant le manga d'horreur/gore avec l'érotisme, vous saurez apprécier des scènes de punition telles que la fois où un samouraï coupe le téton d'une femme puis le mange. Mais avant ce châtiment, nous avons le plaisir d'assister à du découpage d'haricot sur téton, c'est original comme pratique. Sans oublier une scène confuse où un homme qui fantasmait sur quelqu'un de récemment décédé, effectue une autofellation dans la forêt, c'est le mangaka qui régale.
Bref, avec Shigurui on est loin de la série Shogun : c'est lent, mou, parfois on dirait qu'il y a du remplissage car vingt-cinq épisodes de flashback c'est très long mais c'est surtout frustrant. On ne pourra, cependant, pas retirer le fait que l'auteur sait contextualiser l'époque avec les problèmes sur la démence et ses contraintes quand la personne a du pouvoir et que les femmes étaient des moins que rien ou des biens durant cette période.
Je n'ai pas aimé Shigurui, mais cela reste une œuvre importante sur les samouraïs, alors si ma critique ne vous fait pas peur, n'hésitez pas à aller faire votre propre avis.