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SuivreUn poison nommé Wanda
Adaptée du comics éponyme par son propre créateur Todd McFarlane cette série animée produite par HBO en 1997 se démarque clairement d’autres formats télévisuels américains de l’époque, beaucoup plus...
Le ton et l'ambiance de la série semblent déjà plus proches du comics que le ratage réalisé pour le grand écran (même si l'aspect sombre me semble ici presque forcé), et je sais que j'ai tendance à râler lorsque la moindre liberté est prise dans une adaptation (enfin y a liberté et liberté, faire que c'est une meuf random qui tue Al Simmons et l'envoie brûler en Enfer, c'est déjà autre chose que de foutre Raiden en hôpital psychiatrique, faire obtenir un brevet de scientifique à Dhalsim, dépeindre une famille Mishima sans malédiction du gène démoniaque, et Goku étudiant dans une université américaine) mais je crois que cela aurait été nécessaire pour avoir une série digeste.
Sa Wanda avec laquelle il nous bourre le mou toutes les deux minutes en occultant ce pourquoi il est là (oui il a émis le souhait de la revoir, mais Malebolgia ne l'a pas renvoyé parmi nous simplement pour ça), je reprends la série depuis le début, et je fais en sorte que Spawn règle ses comptes d'entrée de jeu (ça a beau être l'amour de sa vie, elle n'a quand même pas perdu son temps pour refaire la sienne avec le déchet humain qui était censé servir de meilleur ami à Simmons, ces deux-là me semblent mériter leur place en Enfer). Au passage, pour le faire revenir d'entre les morts et l'obliger à assister à ça, c'est à se demander si Todd McFarlane lui-même respecte son personnage et s'il n'avait pas trop regardé Les Feux de l'amour ou Amour, Gloire et Beauté avant de concevoir l'histoire et le passif de son héros (passif, tiens, c'est un mot qui correspond bien à la série).
Pas de la faute de la série en elle-même, mais je déteste cette idée de merde de lui faire changer son apparence à volonté, sur lequel bien entendu repose un épisode où on retartine du Wanda, déjà qu'il pompe sur Wolverine avec son facteur guérisseur le rendant quasi immortel, Venom pour son apparence et le fait que son corps est à moitié composé d'une matière qui ne vient pas de notre planète, et une chiée de super-héros à la force « surhumaine », à l'endurance et à l'agilité « surdéveloppée », si on plus il pompe Mystique, on va pas s'en sortir, heureusement qu'il ne peut pas maîtriser tout ce qui a une propriété magnétique ou ce qui a un rapport avec la glace et le feu...
Donc bref, on passe à côté d'un Spawn impitoyable (et surtout acteur de sa propre série, ce qui serait bien tombé vu qu'elle porte son nom !) qui aurait pu se contenter de faire ce pourquoi on l'a ramené sur Terre, et on doit en plus se farcir des épisodes qui n'en finissent pas, aux dessins pas agréables (bien qu'ils participent à la singularité de la série) doublés d'une animation à revoir, à la musique anecdotique, aux bonnes voix françaises gâchées par une direction artistique douteuse et un texte lui aussi à retravailler (sa vulgarité ne saurait être justifiée par une orientation supposément adulte, tout comme le caractère obscène de la série au passage).
1997 n'était décidément pas une très bonne année pour ce bon vieux Al.
Créée
le 18 juin 2023
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