Spider-Noir
‘’Avec aucun pouvoir ne vient aucune responsabilité’’- Spider-Noir/Ben Reilly
La série ‘’Spider-Noir’’ débarque enfin sur nos écrans et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle sort clairement des sentiers battus en matière d’œuvre super héroïque. Il faut dire qu’avec son aspect ‘’noir’’, son ton nihiliste et sa version antihéroïque de Spider-Man. Cette série nous offre du jamais vu en matière de récit sur ‘’ L'Homme-Araignée’’.
J’irai même plus loin en rajoutant que cette œuvre télévisuelle se révèle être un véritable ovni dans le paysage super héroïque actuel. Ici l’inspiration tient plus du polar noir et du genre pulp que de celui des justiciers masqués. C’est vraiment rafraichissant comme approche et clairement ce cadre inédit rend indéniablement l’ensemble des plus mémorables.
Pour ma part, j’ai choisi de visionner cette série en noir et blanc pour m’immerger complètement dans ce choix artistique. Laissez-moi vous dire que je ne regrette nullement ma décision. La mise en scène, l’éclairage et les jeux d’ombres ont été pensés en conséquence et ça transpire à l’écran. Après, l’expérience doit être tout aussi agréable en couleur, je n’en doute pas. Mais bon, la version noir et blanc a parfaitement fonctionné sur moi.
Pour ce qui est de la série en elle-même, on y retrouve de nombreux éléments de la mythologie du ‘’Tisseur’’ habillement transposés dans un récit noir. Ben Reilly est en ça un Spider-Man à l’antipode de Peter Parker. À la fois dérangé et cynique, il rejette sa propre condition, considérant celle-ci comme un fardeau. Son interprète, Nicolas Cage, incarne à merveille toutes les nuances d’un tel personnage.
Face à lui se trouve toute une galerie d’ennemis captivants, avec en tête Silvermane, joué par Brendan Gleeson. L’acteur est parfait dans ce rôle de mafieux qui dirige dans l’ombre New York par le pouvoir et la peur. Cependant le personnage qui tire vraiment son épingle du jeu face à Spider-Noir, c’est celui de Cat Hardy interprété par Li Jun Li. Cette itération de la Chatte noire a gardé son côté femme fatale et manipulatrice, mais ce n’est plus une voleuse hors pair. Ici, c’est une chanteuse de cabaret désespérée d’obtenir sa propre liberté. J’ai trouvé Li Jun Li vraiment envoûtante dans ce rôle.
Un dernier personnage qui vaut à mon sens qu’on s’y attarde, c’est celui de Flint Marko, alias Sandman. Son interprète Jack Huston l’incarne magnifiquement bien. Son personnage est une figure tragique qui souffre de sa condition. De ce fait, ça l’a poussé à faire des choix moralement discutables. Mais au fond, il n’est réellement pas une mauvaise personne. Le personnage de l’Homme-sable, c’est exactement ça. Un super-vilain par désespoir et un héros quand ça doit être nécessaire.
Pour en revenir à la série, toute l’intrigue tourne autour d’une enquête policière bien ficelée parsemée de séquences super héroïques mémorables. L’ensemble va même lorgner du côté des films de monstres et un poil dans l’épouvante. Ce mélange cinématographique donne véritablement toute sa saveur à cette œuvre télévisuelle. Bref, c’est une série sublime avec une identité inédite dans le genre où elle s’inscrit. Foncez la découvrir sans attendre! Je croise les doigts pour une seconde saison!
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