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le 30 sept. 2021
SuivreIncompréhension totale
(attention spoil de partout dans cette critique) Non je ne comprends pas. Je ne comprends toujours pas, malgré de nombreuses réflexions, cette note sur SensCritique de 7,4. La série commençait bien...
Ah quel pied, ce panache sans chichi ! Squid Game repousse Netflix dans ses retranchements, effaçant un peu la romance et le blabla récalcitrant des séries d'actions de la plateforme.
Notre pépite coréenne du jour reprend le modèle de son aîné japonais Battle Royale. Des gladiateurs des temps modernes, luttant dans six arènes pour une récompense en millards d'euros au bout. Si tu perds, tu meurts. Le concept de cette violence transparente sous forme de survivor sadique, apporte une plus-value que l'enfantile Hunger Games ne possède pas. Les personnages ont tous leurs failles et sont tout autant vulnérables hors du jeu.
Squid Game se débrouille aussi sur ses phases de transitions. Les personnages jouent les mendiants dans la vraie vie, avec un certain comique plaisant. Interprété par le loufoque Lee Jung-Jae, le héros principal est formidable. Je présageais un mauvais jeu d'acteur dès la première scène, alors que c'est une couverture théâtrale de toutes les émotions. Les acteurs se calquent sur la série, à savoir un jeu. Les décors burlesques s'y prêtent aussi. Escaliers multicolores, ambiance de cirque feutrée, il y a du Tim Burton dans l'air.
Qui dit bonne série, dit bons méchants. J'ai adoré ce concept V pour Vendetta d'insurgés masqués... Ces ouvriers à capuchon rose avec leur logos PlayStation sur la tronche. Un symbole rond pour les travailleurs, un carré pour les manageurs, un triangle pour les soldats. Le leader, c'est un peu Batman qui commanderait les sbires du Joker. L'apparition tardive des VIP offre un stade d'apothéose aux neufs épisodes qui seront torchées d'un trait. Squid Game esquivera les redondances d'un Peaky Blinders, en optant pour un format court mafieux. Je n'oublie pas non plus la dénonciation peu commune du trafic d'organes présent.
Non sans défauts, Squid Game à des imperfections scénaristiques similaires à La casa de papel. L'enquête du flic ne débouche pas sur une grosse fusillade dans les coulisses du jeu. Quelques autres ficelles se fragilisent aux derniers épisodes. Pourtant l'objet d'une intro superbe, le jeu du calamar méritait meilleur sort lorsqu'il arrivera en véritable épreuve. La toute fin fera redescendre un peu le spectateur de la colline des kiffs. L'anti capitalisme d'un Miyazaki est bien présent, mais un ou deux ressorts ultimes n'auront qu'un demi effet escompté.
À fortiori, Squid Game connaîtra un succès planétaire justifié. Ces images de poupée rotative, de cookies et de billes me hantent encore. La réalisation exotique à nos yeux oblige les aventuriers endettés à retourner dans le jeu, au risque de mourir pour de l'oseille. Et ça, on aime avoir le cul entre deux chaises.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 4 oct. 2021
Critique lue 516 fois
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le 30 sept. 2021
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