Star Blazers 2199
7.8
Star Blazers 2199

OAV MBS (2012)

Quand le Yamato refait surface, mais dans l’espace (oui, l’espace)

Ah, "Star Blazers 2199", ou comment prendre un cuirassé historique de la Seconde Guerre mondiale et décider que le seul endroit où il n'a pas encore navigué, c'est... dans l'espace intersidéral. Oui, chers amis, il est temps d’abandonner tout ce que vous pensiez savoir sur la géographie spatiale et de vous embarquer à bord du vaisseau le plus improbable de l’histoire de la SF : l’inénarrable cuirassé spatial Yamato.


On ne va pas se mentir, la série a ce petit quelque chose d'un opéra galactique qui ferait rougir même les plus vaillants fans de "Battlestar Galactica". Ici, pas question de se battre contre des Cylons, mais contre des extraterrestres tout aussi menaçants, les Gamilas, qui ont décidé que la Terre était trop sympa pour ne pas la réduire en cendres. Les humains, en vrai défi à la logique du cosmos, décident donc de riposter avec ce qu’ils ont de mieux : un vaisseau de guerre des années 1940 revampé avec un moteur à ondes (parce que pourquoi pas ?).


Les personnages, quant à eux, oscillent entre héros stoïques dignes de gravures antiques et jeunes recrues inexplicablement douées en pilotage spatial. Le capitaine Okita, avec son air de vieux sage désabusé, pourrait vous convaincre que même un grille-pain pourrait devenir un vaisseau spatial avec assez de détermination. Kodai, le jeune héros aux sourcils toujours froncés, semble porter sur ses épaules non seulement le poids de la Terre, mais aussi celui de chaque décision de design incompréhensible que la série propose.


Mais là où "Star Blazers 2199" excelle, c’est dans son sens de l’épique. Les batailles spatiales sont orchestrées comme des symphonies cosmiques, avec des faisceaux de lumière, des explosions en slow-motion et des manœuvres gravitationnelles qui défient les lois de la physique (et du bon sens). On se demande parfois si le Yamato ne va pas juste se transformer en Transformer géant, mais non, il reste stoïquement cuirassé, et ça, c’est la classe.


Et puis il y a l’aspect visuel. Ce reboot de 2012 sait comment caresser votre rétine. Chaque plan est un hommage respectueux à l’original, tout en apportant une modernité bienvenue qui fait briller chaque rivet de ce vaisseau spatial improbable. Mention spéciale aux Gamilas, qui ont probablement gagné un prix pour leur usage libéral de la couleur bleue dans leur design alien. Qui a dit que les méchants devaient être ternes ?


Au fond, "Star Blazers 2199" est une série qui ne s'excuse pas d'être ce qu'elle est : un mélange de nostalgie, de batailles spatiales épiques, et d'un patriotisme galactique tellement fier qu’il pourrait faire exploser une étoile. C’est un peu absurde, un peu grandiose, mais surtout, c’est une aventure qui vous rappelle que, parfois, il faut simplement faire décoller un cuirassé dans l'espace et voir ce qui se passe.


En résumé, "Star Blazers 2199", c’est du grand spectacle cosmique, où l'on se dit qu'avec assez de bonne volonté, tout objet historique peut finir par voler entre les étoiles.

CinephageAiguise
7

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Créée

le 8 oct. 2024

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