Bah oui, c'est un scénario jap.
Bon, j'avais déjà tenté l'expérience Steins;Gate y'a quelques temps, que j'avais d'ailleurs vite arrêté, peu emballé par un début de 2-3 épisodes pas vraiment convaincant.
Mais récemment, le catalogue Netflix s'est vu renfloué de nouveaux titres d'animation japonaise, dont ce bien nommé Steins;Gate ainsi que le film et suite lui étant associé, j'ai donc décidé de retenter l'expérience.
Patatra
Oui, l’expérience à malheureusement échoué.
C'est par le prisme de fétiches de personnages complètement foutus que l'on suivra un scénario brodé autour du thème de voyage temporel.
La comedia del arte japonaise est ici réduite à sa plus basique expression, j'entend par là :
- la tsuntsun
- la culcul-coconne
- le grotaku
- la taciturne
- le mal-être
- la fougue badass trop d4rk
On va dire que tout ça sonnent comme quelque chose d'acquis et qu'il serait illégitime de critiquer (je n'en pense pas moins). Seul sursaut de bon sens en l'état du personnage principal, Okabe Rintarô, qui se plaira à délirer pour fuir son existence morose délivré par une amie d'enfance l’étant tout autant.
Steins;Gate aborde les voyages temporels de manières totalement irrationnel (si tenté qu'il serait rationnel de juger un concept aussi abstrait), ainsi durant la première partie de l'anime, tout notre petit monde ira de son souhait de modifier le passé en pur égoïstes qu'ils sont.
A quel moment c'est une bonne idée ? Y'a pas une charte de scientifique qui interdit ce genre de comportement irresponsable ? En tout cas s'il y'en a, elle n'est surement pas connu par Makise Kurisu, la seule véritable scientifique du groupe.
C'est en effet pas une bonne bonne idée car la seconde partie ne servira qu'a défaire ce qu'ils ont eux même causé. My bad, seul ce bon vieux Okarin se verra la tâche ingrate de nettoyer les conneries de ses potes. D'un côté il n'avait juste qu'a pas les laisser faire mumuse avec une putain de machine à voyager dans le temps, en les informant de manière stricte et solennelle je sais pas bon sang, il le savait lui même que cette machine était importante et en plus il avait a ses côté sa jeune et jolie assistante Kurisuchina (la scientifique surdouée pour son âge), mais non elle fait le café et peut être les pipes j'sais pas, c'est tout.
Cette construction scénaristique est d'une redondance incroyable (qui heureusement n'atteint pas le niveau de l'Endless Eight) et pour une histoire basé sur la multitude de timeline découlant des voyages temporels c'est d'autant plus dommage que les variations de ces dernières ne soient que minime, la redondance est donc bel et bien présente.
Mais tel un gymnaste adepte du trampoline, la série gagne en hauteur et rebondit habillement sur sa fin et la conclusion de toute cette histoire impliquant aussi bien éléments de science (CERN, IBM 5100) que pur fiction (téléphone portable-micro-onde à voyager dans le temps) vaut le détour... mais à quel prix ?
Au prix du "Tout ça pour ça ?".
La basique histoire d'amour est encore là. Un amour qui arrive tel un po-a-ru sur la su-u-pu. Nan sérieux c'est bateau et éculé.. ah mais comme le reste des relations entre personnages ? Ah. Ça va alors.
Ironiquement le personnage de Makise Kurisu n'est approfondis que dans le film, alors que présentée comme principal mais pourtant reléguée au rang de love interest dans la série
Un 6 n'est pas une mauvaise note, la série est bonne, dans la moyenne et d'un tout autre niveau que des productions poussant le côté Moe dans les plus détestable retranchement que l'animation japonaise sait tant produire au détriment d'oeuvres, surement pas parfaite, mais qui sauront a coup sûr divertir, comme le fait très bien ce Steins;Gate.