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le 6 août 2026
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Sterling Point a tout d'une carte postale estivale : une île magnifique peuplée de gentils Canadiens séduisants et 8 épisodes pour tomber amoureux.
Malheureusement, je n'ai pas vraiment réussi à cerner cette île, dotée d'infrastructures assez développées et de grandes propriétés, mais dont on ne sait jamais qui y vit. Elle semble uniquement peuplée des quelques personnages qu'on nous présente au début et qui finissent par graviter les uns autour des autres.
Dans cette bulle estivale, coupée du reste de la planète, les ados semblent vivre des vacances permanentes. Ils boivent, fument beaucoup trop, flirtent et couchent ensemble avec finalement assez peu de préoccupations extérieures: en même temps, la bonne idée pour éradiquer les téléphones portables était de postuler qu'il n'y a pas de réseau sur l'île, et ça fait du bien !
Par beaucoup d'aspects, j'y ai trouvé une vibe Dawson: les triangles amoureux entre ados qui se cherchent et se découvrent, la douceur de l'été au bord de l'eau. Mais aussi les parents, présents par petites touches et qui semblent parfois être de grands ados eux-mêmes.
Heureusement, les personnages sont suffisamment attachants et bien construits pour qu'on passe les 8 épisodes en leur compagnie. Le scénario familial, en revanche, finit par devenir sacrément torsadé, voire tordu.
Visuellement, la série nous vend parfaitement l'été canadien: la lumière est belle et les paysages magnifiques, mais le casting est probablement la meilleure raison de la suivre. Le trio féminin est particulièrement réussi. On passe de l'intensité à fleur de peau de Ramona (Amélie Hoeferle) à la fraîcheur spontanée de Oona (Bo Bragson). Mais le véritable point d'ancrage reste Annie, interprétée par Ella Rubin: elle a une présence magnétique et illumine la série par quelque chose de solaire, teinté d'une fragilité touchante.
La saison se termine en laissant quelques portes ouvertes pour une saison 2. Dans l'ensemble, Sterling Point n'a rien de révolutionnaire, mais le contrat est rempli, et cette romance estivale se laisse suivre sans déplaisir.
Créée
le 6 sept. 2026
Critique lue 21 fois
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