Still 17
7.1
Still 17

Drama SBS (2018)

Voir la série

Il existe déjà beaucoup de critiques très variées sur cette série. Oui, l’intrigue est un peu tirée par les cheveux, et j’ai eu du mal à y croire. J’avais d’ailleurs commencé les deux premiers épisodes il y a bien longtemps, avant de la reprendre par défaut, en attendant de nouveaux épisodes d’une série en cours. Bien que j’aime beaucoup Shin Hye-sun, je la trouvais en sur-jeu au début.


Et puis, j’ai compris. J’ai compris qu’il fallait exagérer ce point de départ pour mieux montrer le décalage qu’elle ressentait en se réveillant dans ce corps qu’elle ne reconnaissait pas.


17 ans, c’est l’âge des projets, des rêves qu’on brûle de réaliser, l’envie de s’envoler. Mais Seo-ri, elle, s’est littéralement rétamée. Tout s’est arrêté net. Alors forcément, le réveil est brutal : le monde a continué sans elle. Même la maison où elle vivait a été vendue. Dans sa quête pour retrouver son oncle et sa tante, elle se retrouve à habiter dans cette maison qu’elle connaît si bien, qui devient son refuge. À l’image de la plante qu’elle place au beau milieu du carrefour, elle est solaire. À l’opposé de Woo-jin, cet homme taciturne, pourtant du même âge qu’elle, avec lequel elle va devoir cohabiter.


Lui, à 17 ans, s’est enfermé brusquement, écrasé par la culpabilité.


Évidemment, 13 ans plus tard, quand ils se retrouvent, ni lui ni elle ne se reconnaissent. C’est cette base scénaristique que j’ai eu beaucoup (mais alors beaucoup) de mal à accepter. Et oui, un chien aussi petit encore vivant après 13 ans… il a fallu faire un sérieux effort pour passer outre. Car si on reste bloqué sur ces détails, impossible de profiter de cette bulle de douceur qu’est cette série. Car c’est bien cela : une invitation à la seconde chance, à la gentillesse, à la tendresse et à la guérison.


Le temps s’est arrêté pour l’un comme pour l’autre. Lui, par peur de briser sa carapace, est devenu asocial, refusant de voir l’évidence qui nous paraît à nous improbable. Mais le poids de son traumatisme explique beaucoup. Grandir se fait dans la douleur. Et qui dit guérison dit souffrance. L’évolution de Seo-ri et de Woo-jin est très belle à suivre.


En ce sens, Shin Hye-sun en femme-enfant égarée mais vaillante, courageuse et sincère, nous touche profondément. L’émotion qu’elle met à se défendre à la fin de l’épisode 11 est saisissante. C’était son premier grand rôle, et elle montrait déjà tout ce que l’on connaît d’elle aujourd’hui.


Quant à Yang Se-jong, je suis tombée amoureuse de lui dans Doona. J’aime cet acteur réservé, timide, discret, préférant la randonnée au tapis rouge. D’ailleurs, l’ouverture récente de son compte Instagram le prouve bien. Il est éblouissant, pas d’une façon tapageuse, mais insidieuse, comme la lumière de la pleine lune. Son jeu est toujours sincère, intense, émouvant.

Son regard profond dit tout. C’est un acteur de l’émotion. Sa voix est chaude. Sa beauté farouche s’illumine dès qu’il sourit. Et le travail qu’il fournit dans Still 17 se voit : au contact de Seo-ri, il efface peu à peu les teintes trop sombres de sa personnalité, comme on gomme un trait trop appuyé, mais toujours marche après marche.


En revanche, j’ai eu plus de mal avec Ahn Hyo-seop, surtout dans la première partie où son surjeu m’a agacée. Mais force est de constater que dans la seconde moitié, il gagne en justesse.


Mention spéciale aussi au personnage de Jennifer, interprété avec beaucoup de sensibilité et de finesse par la très belle Ye Ji-won.


On pourrait croire que le réalisateur confond 17 ans et 7 ans. Avoir 17 ans, c’est avoir mille idées, mille projets, mais pas forcément cette attitude puérile. Toutefois, la réalisation, avec ses jolis cadrages sur les visages et les regards, sa photographie, son OST et surtout l’alchimie entre Shin Hye-sun et Yang Se-jong, compensent ces faiblesses scénaristiques et ces exagérations initiales.


Au final, c’est une jolie série bienveillante, simple, débarrassée des clichés coréens qui nous parle de guérison. Elle nous rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour rallumer se rêves ni pour réparer son cœur. Bref, une série bien mignonne, comme le dit si bien Stephx.

AliceJeanne
7
Écrit par

Créée

le 12 juil. 2025

Critique lue 68 fois

AliceJeanne

Écrit par

Critique lue 68 fois

D'autres avis sur Still 17

Still 17

Still 17

10

charlotte_dii

18 critiques

Fan ++++

J'ai adoré et l'ai dévoré. Le couple principal fonctionne à merveille, trop d'émotions. Beaucoup de coïncidence mais je trouve que c'est très bien ficelé. Ultra fan de l'acteur Yang Se-Jong que j'ai...

le 24 août 2022

Still 17

Still 17

9

ElleaCloud

385 critiques

Comment un accident peut changer bien des vies...

Ce drama parle d'une jeune fille, Seo Ri qui tombe dans le coma suite à un accident de bus. Elle passe 13 ans dans le coma avant d'un jour, contre toute attente, se réveiller pour se retrouver dans...

le 15 oct. 2018

Still 17

Still 17

8

OlivierQuisquater

253 critiques

Destins croisés

On prend du plaisir à regarder ce drama, malgré quelques imperfections. Le schéma est celui qu'on retrouve souvent dans les séries romantiques : le destin fait se croiser à différentes époques des...

le 4 mai 2020

Du même critique

Tu étais là

Tu étais là

8

AliceJeanne

203 critiques

A Force de Se Taire

Hui-su vit sous l’emprise d’un mari violent. Quand son amie Eun-su réalise l’enfer qu’elle endure, elle décide de l’aider en se débarrassant de lui. Ce geste déclenche une série d’événements où le...

le 11 nov. 2025

La vie portera ses fruits

La vie portera ses fruits

10

AliceJeanne

203 critiques

Une volonté inébranlable

Ae-soon veut devenir poétesse. Gwan-sik, lui, ne souhaite que rester à ses côtés, l'aimer et la rendre heureuse. Nés tous deux dans les années 50 sur l'île de Jeju, nous suivons leur parcours...

le 2 avr. 2025

Mr. Plankton

Mr. Plankton

8

AliceJeanne

203 critiques

Sur la route de son identité

Hae-Jo (Woo Do-hwan) est un (beau) jeune homme qui a été abandonné par son père à l'âge de 8 ans après que celui-ci ait découvert que son fils ne l'était pas, suite à une erreur de l'hôpital. C'est...

le 21 nov. 2024