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le 18 juil. 2016
SuivreI've seen better things
Et pourtant, elle avait tout pour me plaire, cette série, avec sa gueule d'hommage ambulant au cinéma des années 80, de la typo du titre (typique) à l'ambiance groupe de gamins post...
Cette critique se réfère aux deux premières saisons.
Joueur de AD&D depuis très très longtemps, je ne pouvais que visionner cette série où de jeunes adolescents rôlistes, au début des années 80 et donc à l'époque de ma jeunesse perdue, se retrouvent aux prises avec un monde des ténèbres aux monstres terrifiants.
Et j'ai bien aimé. En la regardant, je me suis dit que les joueurs de Donjons et Dragons sont décidément plein de ressources. Ils ont l'esprit ouvert, font preuve de décision et n'hésitent à prendre des risques les uns pour les autres. Mon ego n'en a pas souffert. Autre point positif, les références à me anciens souvenirs sont légions, avec pour la première d'entre elles le film Les Goonies qui m'avait enchanté au cinéma, mais pas que. Musiques, vêtements, voitures, etc. sont là pour nous replonger dans le début des eighties et là encore, j'ai apprécié.
Ces premières appréciations sont très personnelles et je vais maintenant dépasser ce point de vue de vieux barbon pour revenir sur le contenu de la série.
Tout d'abord, le positif. C'est très bien joué avec des jeunes que j'ai trouvé remarquables et des mentions particulières à Millie Boby Brown (Eleven), fantastique dans son aptitude à communiquer des émotions avec un minimum de moyens - notamment dans la saison 1 -, Gaten Matarazzo (Dustin) qui me fait toujours bien rire par sa spontanéité, Joe Keery (Steve) qui a bien évolué au cours des deux saisons et son rival Charlie Heaton (Jonathan) qui me fait irrésistiblement penser à Kevin Bacon ; sa scène de comédie romantique avec Nancy est excellente. Même Winona Ryder, m'a bien plus en mère de famille surexcitée. Seul Dacre Montgomery (Billy) m'énerve profondément, mais le pauvre joue un personnage débile et sans intérêt pour l'histoire.
Ensuite, et c'est là que le bat blesse un peu, l'intrigue n'a pas la rigueur indispensable à ce style de films ou séries où la moindre incohérence peut conduire à des facilités de scénario qui flirtent avec l'artificiel, voire s'y engouffrent carrément.Cet écueil est bien évité dans la saison 1 qui joue avec une trame assez classique avec un récit linéaire qui se suit sans difficulté. Les découvertes arrivent les unes après les autres dans une progression que l'on accepte bien. Le monde d'en bas existe réellement avec ses dangers, Eleven a bien des pouvoirs parapsychologiques, Papa est très méchant... Seule la toute fin avec la disparition d'Eleven ne s'explique pas vraiment, mais bon, on excuse, on espère la retrouver en saison 2.
Justement, celle-ci part sur une perspective élargie et les interférences du monde d'en bas avec le monde matériel (fidèles d'AD&D reconnaissez-vous). C'est malin comme façon de donner une suite à l'histoire mais c'est d'un autre côté à moitié maîtrisé. Même si nous sommes dans le domaine du surnaturel, des événements semblent totalement arbitraires, et le premier d'entre eux le lien entre Will et le monde d'en bas. Ce lien peut exister, on peut l'accepter, mais il m'apparaît artificiel, monté de toute pièce pour faire une suite à la saison 1. Et ce n'est pas le seul point qui m'a fait tiquer. La faute en reviens je pense à ce que les créateurs de Stranger Things n'ont pas suffisamment réfléchi à la logique de leur univers et qu'ils se retrouvent parfois obligé de rentrer des éléments au forceps.
Hormis les interactions avec le monde d'en bas, on voit aussi les limites des scénaristes à d'autres moments. Par exemple avec le cas 008 et l'épisode 7 de la saison 2 que j'ai trouvé ridicule même si nécessaire à l'intrigue. Autre bizarrerie, la survie miraculeuse du Dr Owens.
Mais ne boudons pas notre plaisir. Un scénario mieux maîtrisé avec des acteurs toujours au top et un méchant et fourbe mind flyer (flagelleur mental en français) ne peuvent que nous conduire à une saison 3 jubilatoire qui me fera remonter ma note finale d'un point, voire de deux si l'on frise la perfection.
Créée
le 19 oct. 2018
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5
le 18 juil. 2016
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