Stranger Things
7.5
Stranger Things

Série Netflix (2016)

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Un conte que n'aurait pas renié Stephen King...

Ayant plongé et mariné dans le chaudron des années 80 (j'avais à peine 11 ans au début de cette décennie et je ne suis toujours pas sorti dudit chaudron), je ne pouvais qu'adhérer à cette série produite par Netflix depuis l'été 2016. On peut dire ce qu'on veut mais cette plateforme ne diffuse pas que de la merde. Je laisse cet os à ronger à tous les trous du cul, les rageux comme disent les jeunes, qui se complaisent dans le négativisme forcené et j'en profite pour rendre à César, ce qui appartient à César : car si Netflix nous régale de ce feuilleton télévisuel fantastique, ce sont les frères Duffer (Matt et Ross) qui en sont les créateurs, les instigateurs.


Le pitch : une petite ville des États-Unis, Hawkins, quatre pré-ados type Club des 5/les Goonies en 1983, des scientifiques qui se prennent pour Dieu dans un labo secret, une fillette genre Carrie capable de télékinésie, télépathie et autres projections mentales et une dimension parallèle à la Silent Hill que nos protagonistes appelleront le Monde à l'Envers. Petit à petit et durant les huit épisodes se manifesteront deux autres protagonistes : la maman du petit Will disparu, incarnée par Winona Ryder (pour les plus vieux qui s'en souviennent, Edward aux Mains d'Argent, le Dracula de Coppola, Alien 4, etc ...) et le shériff de la petite ville citée plus haut dont le rôle revient à David Harbour (Black Widow, Thunderbolts, Hellboy, le reboot de 2009, la Guerre des Mondes, etc ...). Le tout servi avec une bande-son des morceaux de l'époque (Bowie, The Clash, Tiffany, Diana Ross, Kate Bush, Toto, The Bangles, Corey Hart, etc ...). Rien de surprenant donc, à ce que cette première saison pose le décor, les personnages et la bande-son avec huit épisodes d'environ une heure, chacun se visionnant facilement et sans temps mort.


La saison 2 verra arriver de nouveaux personnages, certains intégreront la petite bande, d'autres remplaceront d'anciens méchants, enfin un nouveau monstre fera son apparition avec une volonté de dominer le monde, car le Monde à l'Envers, bien que la faille ait été refermée, existe toujours. Ainsi, un nouveau chapitre se déroule sur neuf épisodes emballés dans une bande-son toujours composée des morceaux de l'époque (Scorpions, Ray Parker Junior, Kiss, Bon Jovi, The Runaways, Police, etc ...).


La saison 3 voit le Flagelleur Mental prendre forme et là, ça vire carrément dans le gore. Une nouvelle bataille s'engage entre le monstre et le club des 5 dans une sorte de chapitre 2, conclusion de la saison 2 avec, à cette lutte, une fin prévisible (à un détail près). Avec la quatrième saison, c'est l'apparition d'un nouveau méchant (Vecna/Mr. Quiproquo/Henry/001) et la réponse, la mise en lumière sur des zones d'ombres de l'histoire de Onze (alias Elfe, alias Jane), neuf épisodes qui s'enchaînent avec dynamisme et un nouveau personnage qui ne sera présent que le temps de cette saison (Eddie Munson) et qui aurait mérité un développement plus important (cette scène dans le dernier épisode sur le toit du mobil home avec sa guitare, terrible !). Autre bémol, le surjeu de Winona Ryder qui en fait des caisses quand elle se met en rogne (et le jeu de sa doubleuse française n'aide pas, sa voix est parfois insupportable, pour info, par le passé, elle a doublé Sarah Michelle Gellar dans Buffy contre les Vampires). Nouveau combat qui se solde avec une victoire en demi-teintes puisque l'un des protagonsites meurt et l'autre se retrouve plongée dans le coma. Quand à la bande-son, elle se fera moins flagrante, peut-être se fondra t-elle dans l'atmosphère de la série qui deviendra la signature de cette production avec ces lignes de claviers reconnaissables entre toutes.


La saison 5, dernier chapitre de l'aventure épique de nos jeunes chevaliers, sera une sorte de bouquet final en huit épisodes, riche en rebondissements (pour ça que je ne comprend pas la réaction de certains, disant que ça devenait n'importe quoi) et on découvre les origines de Vecna et ce qui l'a amené à devenir le Méchant de l'histoire. Là encore, je pose un bémol concernant le final, les américains ayant tendance à m'énerver avec cette obsession du sacrifice comme si ça ne pouvait se conclure que de cette manière. Ceci étant dit, cette aventure se termine sans que ce soit bâclé avec des questions sans réponses. C'est une belle série inspirante car inspirée avec son lot de personnages attachants. Vous ne l'avez pas encore visionné : en ce qui concerne votre serviteur, vous pouvez la démarrer en toute confiance !

Elvangar
8
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Créée

le 3 juil. 2026

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