5
le 18 juil. 2016
SuivreI've seen better things
Et pourtant, elle avait tout pour me plaire, cette série, avec sa gueule d'hommage ambulant au cinéma des années 80, de la typo du titre (typique) à l'ambiance groupe de gamins post...
Stranger Things est une série qui se regarde comme une bonne partie de Donjons & Dragons : avec patience. On observe chaque personnage vivre son propre morceau d’aventure, tenter de comprendre et de donner du sens à un mystère global bien plus grand qu’eux, capable d’impacter le monde entier, jusqu’à un final explosif.
J’ai été plutôt déçu par les saisons 2 et 3 en termes de prise de risques. Elles sont sympathiques, mais ressemblent beaucoup trop à la première saison. On a souvent l’impression de revoir le même schéma, avec de légères variations.
En revanche, la saison 4 m’a donné envie d’écrire ces lignes. J’ai trouvé la prise de risque admirable : on est enfin sur une saison profondément différente. Cette fois, on n’a plus la sensation que les personnages rejouent sans cesse le même one-shot, mais qu’ils sont engagés dans une longue campagne, étalée sur plusieurs sessions, avec une vraie progression narrative.
Je suis d’ailleurs très perplexe face aux critiques visant cette saison, que je considère personnellement comme la meilleure : un lore bien plus riche, une histoire plus dense, une vraie montée en tension, une ambition visible, de l’action, et un budget clairement assumé. Le tout menant à un final solide et conclusif.
Il y a bien un léger bémol :
la scène du coming out de Will, que j’ai trouvée extrêmement artificielle. Voir des personnages pleurer lorsqu’on leur annonce une homosexualité m’a semblé maladroit, voire contre-productif. D’autant plus que le sujet avait déjà été abordé avec Robin. Pour préciser, je fais pourtant partie du public concerné. À mon sens, ce type de message gagne à être intégré avec plus de subtilité ; le traiter de manière aussi appuyée n’aide pas vraiment la cause.
En dehors de cette erreur de parcours, la série reste globalement très solide et propose une conclusion efficace.
Le cliffhanger est prévisible (ou alors j’ai simplement bien anticipé), mais cela n’enlève rien à l’ensemble. En revanche, le happy ending à l’américaine demeure, comme souvent, un peu frustrant. J’ai une préférence pour les fins plus douces-amères (bittersweet), mais c’est un choix assumé par la série.
J'accepte, bien sûr, que ce style de fiction ne puisse pas plaire à tout le monde. Mais regardez-la, forgez-vous votre propre avis, et restez objectifs. Expliquez-moi en détail en quoi ce serait une mauvaise série ou une mauvaise fin
Créée
le 28 janv. 2026
Modifiée
le 28 janv. 2026
Critique lue 18 fois
5
le 18 juil. 2016
SuivreEt pourtant, elle avait tout pour me plaire, cette série, avec sa gueule d'hommage ambulant au cinéma des années 80, de la typo du titre (typique) à l'ambiance groupe de gamins post...
5
le 26 juil. 2016
SuivreWarning, spoil spoil spoil, jusqu’au dernier épisode. à ne lire que si vous n’avez pas vu la série, ou si vous n’en avez rien à foutre (mais alors, pourquoi lire ça ) J’ai un problème avec Stranger...
8
le 17 juil. 2016
SuivreSaison 1 (8/10) : Il était une fois une époque que seuls ceux qui sont nés au plus tard au milieu des années 80 ont pu connaitre. Une époque où le cinéma était dominé incontestablement par Julia...
10
le 20 sept. 2017
SuivrePour le moment, c'est un sans fautes ! Made in Abyss a déjà su me convaincre ! A voir, et je précise que je n'ai regardé que l'anime et non le manga. Les images sont superbes, le style graphique...
8
le 17 mars 2016
SuivreOn voit souvent des films traitant de la seconde guerre mondiale. Que ce soit du point de vue des allemands ou des autres pays... Seulement, les films sur la seconde guerre mondiale centré sur...
4
le 8 mars 2016
SuivreJ attendais depuis longtemps cette saison etbelle a gâché la saison 1... intrigue vide pas de revelations spectaculaires