Avec seulement six épisodes, Takopi’s Original Sin déjoue la beauté et simplicité de son animation bardée d’effets lumineux, de son trio d’enfants et de cette petite mascotte rose en forme de poulpe, pour traiter de sujets durs et matures. Le studio Enishiya adapte ce manga court qui raconte l’histoire d’une créature extraterrestre toute mignonne, débarquée sur Terre pour y répandre le bonheur. Sauf que sa première rencontre est une jeune fille affligée, harcelée par ses camarades. En à peine 15 minutes, l’anime s’emmanche sur un revers dévastateur qui voit cette petite pieuvre alien - ultra positive et heureuse - plonger dans l’incompréhension face à la cruauté humaine injustifiée. Alors que les valeurs utopiques de son espèce éclatent, la dure vérité de cette société bipède lui apparaît et la force à s’y plier. L’anime est moins torturé que le premier épisode laisse à penser, même s’il exhibe régulièrement des scènes de violence envers les enfants. C’est toute la thématique, en dépit de sa composante fantastique, de mettre en lumière l’impact des actions des adultes sur les enfants, notamment leur fragilité psychologique qui passe inaperçue face à des parents égocentriques. Les épisodes couvrent un large éventail de problèmes rencontrés et se montrent forts, certainement dans l’optique d’éveiller les consciences, sans pour autant toucher plus que cela, du fait d’une exécution rapide et surchargée.