Je n'aime pas l'univers de Brad Ingelsby. Ses personnages sont tous des dépressifs écrits à la serpe (nombre de clichés par personnage : 200), il essaie de faire des mixtes policier / mélo sentimental qui ne fonctionnent pas et ses séries ont toutes un rythme volontairement ralenti qui les rend pénibles à suivre.
Ces défauts étaient déjà présents dans "Mare of Easttown", et c'est encore le cas ici, en pire. Le scénario est bon : pourquoi passer des heures sur la psychologie de TOUS les personnages secondaires, quel est l'intérêt ? Le rythme baisse, on attend avec impatience que l'intrigue progresse, on commence à s'agacer de la psychologie de certains personnages (la flic un peu perchée, le gamin d'un obscur dealer et j'en passe) et hop, en l'espace de quelques épisodes, on passe d'une bonne série à un soap ennuyeux.
C'est regrettable, et moi qui aimais beaucoup Ruffalo, je commence à me demander s'il n'est pas en train de se perdre, parce qu'entre ça et la lénifiante "Hal and Harper", il va mourir étouffé dans la guimauve.
Une déception, mais de toute façon j'ai de plus en plus de mal avec les séries américaines ; on sait désormais d'avance à quoi s'attendre, et ce n'est jamais très bon signe.
Pourtant, l'arrivée démocratique au pouvoir d'un président raciste, condamné par la justice, misogyne, mythomane, etc. devrait inspirer les showrunners....et bien non, au contraire, c'est l'autocensure qui se développe (ex : "The Savant"), et on nous sert médiocrité sur médiocrité.
Regrettable.