Le point de départ est assez simple : un homme tombe très vite amoureux d’une femme un peu plus âgée que lui, tandis qu’elle cherche surtout à asseoir ses ambitions professionnelles.
Je m’étais donc dit : tiens, voilà une romance qui pourrait explorer des choses assez intéressantes. La réussite professionnelle, le décalage entre deux personnes qui ne se trouvent pas au même moment de leur vie, le regard des autres, les doutes, la peur de s’engager ou de faire les mauvais choix… Et le début, plutôt vif, semblait effectivement partir dans cette direction.
Jusqu’à ce que le scénario se mette à tourner désespérément en rond.
Arrivée à la moitié du drama, et encore, j’ai cru un moment que l’épisode 8 était la moitié, mais non, j’ai commencé à me demander ce que la série pouvait encore bien avoir à raconter. Et c’est justement là que le bât blesse : elle n’a finalement pas tant de choses que cela à raconter, mais dispose encore d’un nombre considérable d’épisodes pour le faire.
Alors on recommence. Lee Hyeon-su avance, recule, doute, se rapproche, s’éloigne, avant de douter à nouveau. Les mêmes obstacles reviennent sous des formes à peine différentes et les personnages semblent parfois condamnés à rejouer les mêmes situations. Ce n’est même plus une question de lenteur : le récit piétine. Là où j’attendais une évolution des personnages et un véritable approfondissement des thèmes annoncés, j’ai surtout eu l’impression que le scénario cherchait régulièrement comment gagner encore quelques épisodes.
C’est d’autant plus frustrant que les sujets étaient là. La place que chacun accorde à sa carrière, la différence d’âge, les ambitions qui ne coïncident pas nécessairement avec celles de la personne que l’on aime, la difficulté de s’engager lorsque deux trajectoires personnelles ne progressent pas au même rythme… Tout cela pouvait donner une romance adulte intéressante. Mais plutôt que de véritablement creuser ces questions, le drama les utilise trop souvent pour alimenter une nouvelle hésitation sentimentale.
Vingt épisodes, dans ces conditions, c’est beaucoup trop. Dix ou douze auraient probablement suffi pour raconter exactement la même histoire, mais en lui donnant une progression et une tension qu’elle finit par perdre complètement.
Si j’ai tenu jusqu’au bout, c’est en grande partie grâce aux acteurs.
Et je ne peux pas terminer sans parler de ce générique d’introduction. Qui nous a pondu ça ? Il y a un tel parfum de Feux de l’amour ! Quant à l’OST… disons qu’elle ne m’aura pas laissé un souvenir impérissable.
Une romance qui avait de bonnes cartes en main, de bons acteurs et de vrais sujets à explorer. Mais à force de faire avancer ses personnages pour mieux les faire reculer ensuite, elle finit par faire du surplace.