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Ahhh le solide Shinichiro Watanabe comme directeur, l’éclectique Yoko Kanno à la musique, le prometteur studio MAPPA à l’animation. Avec une équipe aussi magnifique, cet anime ne peut qu’être excellent n’est-ce pas ?

*onze épisodes plus tard*

*soupir* Que dire... c’est vrai qu’avant que la série ne commence, j’avais déjà fait remarquer que le scénario avait tout à prouver mais il est difficile de ne pas être déçu de voir une histoire qui flanche ainsi et entache tout le reste avec lui.

Donc comme laisse entrevoir le synopsis, cet anime original, càd pas une adaptation, suit le groupe Sphinx qui plonge Tokyo sous une menace terroriste explosive et s’engage dans un jeu d’énigmes avec la police au moyen de vidéos sur le net.

Comme le montre l’affiche, le groupe Sphinx est composé de deux jeunes hommes qui se font appelés Nine et Twelve. Deux ados qui jouent en terro c’est pas jojo mais ça n’hésite pas à être provocateur en utilisant quelques icônes bien résonnantes pour la population japonaise : bombe atomique et explosion de siège gouvernemental de la capitale notamment.

Ces éléments sont utilisés dès le premier épisode et il n’est pas difficile d’être conquis devant la qualité d’exécution et de réalisation de Zankyou no Terror. Je n’ai pas trouvé les deux protagonistes spécialement engageants, et l’introduction d’une jeune péronnelle dans l’équipe n’arrange rien, mais ce n’est pas forcément nécessaire d’avoir une série portée par ses personnages tant que l’intrigue compense.

Malheureusement, c’est là que je commence à bloquer un peu. Pour un anime qu’on peut sans aucun mal rattacher au genre du thriller, Zankyou no Terror m’a paru clairement manquer de suspens, de rebondissements, et surtout de complexité pour son intrigue principale. Ce dernier point me semble être un gros problème dans la mesure où l’hypothèse la plus basique, que l’on pourra émettre après deux-trois épisodes grâce à quelques flashbacks, s’avère être bel et bien l’explication concernant les motivations et la raison d’être des deux «terroristes». Il n’y a vraiment rien de compliqué à comprendre. La résolution de l’enquête en elle-même (épisodes 9-10), avant la conclusion finale, s’avère d’ailleurs être très discrète et ne fait qu’enrober de détails ce que l’on pouvait déjà deviner bien auparavant.

Sans personnages auxquels s’attacher, ni scénario sur lequel se reposer, Zankyou no Terror dispose pourtant d’autres cordes à son arc, et je ne saurais passer sous silence ce que je considère comme une parenthèse inutile de cinq épisodes : l’arc de Five. Alors que le cinquième épisode voit Shibazaki, le seul enquêteur capable de la police, commencer à faire les connexions nécessaires pour que l’histoire entame sa phase finale, un nouvel antagoniste vient perturber le duel police-terroriste et décide qu’il serait bon d’accaparer l’écran pendant la moitié de la série. Alors oui, il est bien plus sain pour notre plaisir de considérer cet arc pour lui-même plutôt que comme un vulgaire détour mais c’est chose difficile tant il manque d’intérêt.

Premièrement, parce que Five en elle-même est incroyablement vide, et ressemble beaucoup à une méchante tout droit sortie d’un film hollywoodien cliché, genre vilain intelligent avec un accent étranger. Deuxièmement, parce que ses méthodes sensationnalistes sont très difficiles à ingurgiter. Si Zankyou no Terror a souvent eu tendance à pousser le réalisme dans ses derniers retranchements, notamment en ce qui concerne la conclusion finale et la sainteté de Nine et Twelve, la série a généralement fourni des efforts conséquents pour donner une apparence de vraisemblance à l’ensemble. L’illusion est complètement brisée après l’introduction de Five cependant, et les événements qui transpirent durant les épisodes six et sept dérivent vers le complètement stupide, une grosse rupture que j’ai eu difficile à digérer.

Même si le constat est pessimiste, on peut néanmoins complimenter Zankyou no Terror pour avoir présenté ce qui m’a semblé être un message d’alarme fort d’actualité pour le Japon, que je préfère ne pas développer ici afin de ne pas spoiler.

En tant que divertissement pur et simple, il faut également souligner que l’anime est loin d’être horrible. Graphiquement beau, bien polishé avec un bon chara-design de Kazuto Nakazawa (Samurai Champloo). La série est visiblement bien dirigée avec une bonne mise en scène, d’excellentes séquences accompagnées d’une OST honorable.

Il y a bien pire que Zankyou no Terror en matière d’animés, mais cela ne l’empêche pas d’être une belle déception pour tous ceux ayant de fortes attentes envers la nouvelle série de Shinichiro Watanabe, ou ceux qui, comme moi, espéraient une vraie percée de la part du studio MAPPA. Pas mauvais, mais pas ce que je souhaitais.
Skidda
7
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