Ou encore, l'art d'embrouiller les pistes. On pourrait ajouter d'autres jeux de mots, très certainement, pour décrire l'ambiance générale de ce drama court.
Mais j'ai surtout envie d'ajouter celui-ci : The Art of Shin Hye-sun. On a souvent l'impression que les rôles qu'elle interprète ont été écrits pour elle dès le départ. Tellement elle se les approprie, fait corps avec eux. C'est à nouveau le cas ici. Même s'il y a une grande quantité d'actrices de grand talent en Corée, il m'est impossible d'imaginer l'une d'entre elles pouvoir donner une telle consistance dans le rôle de Sarah Kim, cette fille commune avec un rêve de grandeur tellement immense qu'elle finit par se sacrifier pour que ce rêve, devenu réalité, se perpétue sans elle. Shin Hye-sun parvient, et c'est délicat dans le contexte, à nous provoquer de l'empathie pour son personnage. On en finirait presque à la soutenir dans la traque policière lancée contre elle. Bref, à nouveau un sans faute de sa part.
D'une manière plus générale, le drama étant court (8 épisodes de +/- 45 minutes, format plus "netflixéen" que les dramas habituels) et aussi très dense, on n'a pas le temps de s'ennuyer. L'intrigue va de rebondissements en rebondissements. C'est donc réussi côté suspense.
L'autre premier rôle, celui du policier acharné à la faire tomber, est joué de manière convaincante par Lee Joon-hyuk. Le reste du casting a moins d'importance, mais fonctionne très bien également.
Alors, pourquoi 8/10 et pas 9 ou 10/10? A cause du dernier épisode. On le sait, conclure est un art également, mais personnellement, je trouve cette conclusion expédiée, bien moins soignée que tout le reste, et parachevée par une pirouette faussement symbolique. C'est du moins mon ressenti. A chacun le sien...