Raser les murs dans un état de fascination avancé pour tout ce qu'on ne voit pas (ou pas encore)
A l'affût, non pas du surgissement des créatures (qui sont là aussi pourtant) mais de chaque nouvelle proposition d'un univers très difficile à appréhender* ; création de l'espace infiniment dangereux et spectaculaire constituant les arrières salles ou le complexe..
Vivant enfin ! L'espace.
Les objets, les ombres dont nous sommes entourés n'ont aucun besoin de nous.
Et n'ont plus rien de rassurant dès que l'on zoome avec précision sur les images ou simplement dès qu'ils apparaissent "soudainement" cadrés et hors cadre, dans cette présence insoupçonnée et insoupçonnable
Que peut-on explorer dans les "Backrooms", sinon cette ambiance toute matérielle (et "antimatérielle") mêlant expérience du vide, appels à l'aide sans personne dans le plan où nous sommes (dans notre situation), menaces fantômes et bien réelles d'un environnement échappant désespérément à toute tentative d'arpentage ou de compréhension ?
* Difficile à appréhender (au sens le plus absolu du terme) car la peur même est "dépassée" (constamment déplacée) dans ce fantasme architectural
Je pense qu'on est, au choix :
indifférent-e et "en sécurité"
ou
complètement paumé-e !
(et réjoui-e par une si belle création..)