Si je devais dresser un tableau de la série, il tiendrait en deux colonnes ; la superposition de deux états : l'hilarité et la déception. J'ai hésité entre sept et huit, et finalement, j'ai mis sept.
La terre du milieu, j'oserai dire, n'existe pas dans cette série. Points plus que positifs : de vraies références geeks. Physique, mathématiques, informatique. La diversité des personnages : le physicien théoricien, un geek totalement asocial et autiste (Sheldon qui porte la série à lui seul, à la manière d'Atlas pourtant les cieux sur ses épaules), le physicien expérimental croyant en la possibilité de relations sociales sérieuses (Leonard), l'immigré raciste (inversion de la possible logique) et l'ingénieur pervers. Enfin l'élément perturbateur : Penny, le mousqueton qui les fait tenir à la réalité. Le concept de groupe d'amis soudé fait toujours recette.
De l'autre côté, se superposent les points négatifs : la discontinuité dans la relation amoureuse entre Penny et Leonard, ou encore la lourdeur des blagues de Wolowitz. Dernier reproche, et il est de taille : la série a parfois du mal à se renouveler.
Tout ceci étant dit, c'est probablement l'une des séries les plus comiques des cinq dernières années.
tl;dr la série est le témoin de l'expérience du chat de Schrödinger.