Très honnêtement, je n'ai pas accroché plus que ça.
Je n'aime pas trop les vieilles séries TVB qui se déroulent à l'époque "entre-deux", c'est-à-dire ni à l'ère des wuxia, ni à l'époque moderne. Ils n'ont jamais bien réussi à représenter l'essence de cette époque dans les décors et reconstitutions je trouve, peut-être dû à une faute de moyens. Ce n'est pas dérangeant pour les wuxia, parce que ça flirte avec le fantasy, donc on pardonne plus facilement les scènes bricolées avec ses effets en carton. Y avait ni le fric, ni la technologie pour des trucs corrects à l'époque.
Mais là, dans The Bund, on est censé être dans le Shanghai des années 20, ville bouillonnante, dangereuse, glamour... On s'en fait une image romancée très claire. Mais le résultat est cheap, trop cheap. Que ce soit dans les décors, l'ambiance ou les cadrages. On est à des années lumières d'un In The Mood For Love. Et malheureusement, ça rend l'appréciation de l'oeuvre dans son ensemble un peu compliquée. L'histoire a ses pics de drames qui permettent de capter l'attention, c'est vrai, mais jamais au poins de me donner l'envie de bingewatch.
Par contre, faut bien l'admettre, Chow Yun Fat pète l'écran. Quel charisme dans ses costumes de mafioso, et quelle intensité dans son jeu. Pas étonnant qu'il se soit fait harponné par le cinéma et qu'il ait arrêté très vite les séries. Et puis on se souvient qu'il a jouté Muten Roshi dans DB Evolution, et on se demande pourquoi un acteur de ce calibre a fait cette merde. Pourquoi.
Bref, pour en revenir à The Bund, c'était pas ma came, mais bon, ça vaut le coup d'oeil pour comprendre d'où part Chow Yun Fat.