Vue les deux premiers épisodes. En 2015, la Suisse accueille l’Iran et les Etats-Unis en vue de négocier des Accords contre le Nucléaire Iranien. Nous suivons ces négociations dans l’ombre de la diplomatie…
Moi qui aie toujours trouvé les séries sur la diplomatie ennuyeuses, me voilà bouche bée.
Si le parti pris de ne faire jouer que des personnages fictifs est un peu déroutant, elle permet au moins de véritablement s’attacher à des personnes qu’on ne connaît pas et de leur faire faire des choses que leurs véritables interprètes ne pourraient dire, faire ou reconnaître aujourd’hui. Dans une mise en scène sobre mais efficace, la série nous rappelle qu’on peut réussir à faire des séries de très bonne qualité sans avoir un budget faramineux (pour autant, on ne sent pas une pauvreté dans l’image). On prend plaisir à suivre ces êtres humains qui se retrouvent au cœur d’un des accords les plus importants de notre siècle alors qu’ils ont eux-mêmes leurs propres enjeux. Personne n’est manichéen, même quand on parle de la dictature d’Iran. Tous sont fascinants et j’attends avec impatience la suite, qui me permettra d’en apprendre un peu plus sur une certaine histoire d’amour très bien introduite…
La barrière des langues est aussi un enjeu fascinant et j’espère que les Israéliens, les Chinois et les Russes (semi-absents des négociations) seront un peu plus présents dans la suite des aventures.