Comme dans l'excellent Adults in the Room, de Costa Gavras, cette série trépidante permet de pénétrer dans des cercles de pouvoir qui nous sont généralement interdits et retrace des tractations réelles, ayant eu lieu en Suisse, dans un hôtel de luxe - le formule 1, c'est pour les contribuables - entre l'Iran et les États-Unis, principalement, en présence des ambassadeurs russe, chinois et européen. Il s'agissait d'encadrer le développement du nucléaire iranien, on se souvient tous de cette problématique, sous la présidence démocrate d'Obama. On a connu le résultat de ces négociations très âpres et les scénaristes se plaisent à imaginer l'ambiance dans les salles de conférence et les chambres du palace, pendant les quelques jours tendus qui ont peut-être décidé du sort de l'humanité. Ou pas, on ne peut pas savoir, mais le principe de précaution doit s'appliquer en matière de nucléaire. C'était une bonne idée de nous plonger dans ce bocal hermétique peuplé de piranhas, à l'atmosphère aussi feutrée qu'étouffante. Comme de nous faire voir les tractations par les yeux d'une diplomate suisse, supposément neutre. Ou encore de teinter cette prétendue neutralité d'affects parasites qui dotent la trame principale d'un sous-texte personnel. Sauf que cette trame secondaire, qui devient finalement centrale, est un peu trop sentimentale à mon goût et que j'ai eu peine à accrocher ou à donner le moindre crédit à une histoire d'amour un peu acrobatique (les amoureux se sont quittés sur un malentendu, pas revus pendant 3 ans et les revoilà à soupirer au diapason, dans un imbroglio romantico-politique de la plus haute invraisemblance). Mais bon, admettons. Et voilà notre suissesse qui galope d'une pièce à l'autre sur ses talons, ne dort jamais, a des idées flamboyantes sous une pression folle, et tire son épingle du jeu au milieu de négociateurs rompus aux bras-de-fer psychologiques. Mouais. Ajoutez à ça le Mossad, toujours source d'intrigues palpitantes, le Trésor américain et les Gardiens de la Révolution (montrés comme de véritables abrutis, c'est toujours ça de pris...) et voilà 6 épisodes sous tension qui tiennent leurs promesses narratives mais pêchent par leurs épisodes sentimentaux, censés nous faciliter l'identification, mais que j'ai accueillis comme des contretemps dans une trame au demeurant palpitante. En plus du fait qu'ils étaient plutôt mal interprétés, au contraire du reste des scènes. Tout le monde ne réagira pas comme moi, ceci dit.