Ça y est j’ai enfin vu la série que tout le monde a vu ce début d’année, ce croisement de La Route, Walking Dead et des Fils de l’Homme, adapté d’un jeu vidéo célèbre dont je n’avais jamais entendu parler (oui je sais, ce n’est pas ma préoccupation première, et j’en suis resté à Resident Evil dans le genre), mais auquel j’ai maintenant hyper envie de jouer ! Bon, en deux mots, j’ai littéralement adoré cette série qui m’a pris aux tripes comme rarement. Il y a un épisode qui ne sert à rien (celui avec les deux gamines et l’origine de la contamination de l’héroïne) et un peu d’incohérence sur la faculté du duo à échapper aux zombies-champignons, mais cela ne gâche en rien l’ensemble de cette saison qui m’a fait flipper à chaque plan. Car c’est pour moi la plus grande qualité de l’ensemble, avoir réussi à créer un climat de peur qui fait que le spectateur se sent dans la peau des héros et a littéralement peur du hors-champ, le danger pouvant venir de n’importe quel contrechamp. Du coup, le visionnage de la série est vraiment interactif, et en cela ils reproduisent parfaitement l’effet « jeu vidéo » tout en le transposant dans un cadre « cinématographique ». J’emploie ce terme alors que c’est une série télé, mais je suis assez bluffé par la qualité de mise en scène de l’ensemble (à noter d’ailleurs que le réalisateur Ali Abbasi – dont j’ai beaucoup aimé le dernier Les Nuits de Masshad – a réalisé au moins deux épisodes. Bref, vivement la suite, même si j’ai cru comprendre qu’il allait devoir s’armer de patience.