Je viens de finir The last of us. Je l’ai vu parce que des critiques et notes excellentes fusaient sur tous les sites. Alors bien sûr j’ai été déçu. L’épisode pilote est bluffant, mais la suite devient plus fade. Bon, c’est pas mal, on ne s’ennuie pas, on regarde même avec un certain plaisir, et le divertissement est au rendez-vous, c’est l’essentiel. Je ne peux donc pas mettre une sous-moyenne quand même, mais sans pouvoir non plus dépasser le 6, le « pas mal ». Alors allons-y pour les reproches :
Le sujet, déjà vu cent fois, n’est pas extraordinairement exploité, je dirais même qu’il est rempli d’aberrations sur les circonstances, les décors, les ruines bien trop étrangement intactes, ou bien trop ruinées, c’est selon, ou encore la présence surréaliste d’électricité dans des lieux incongrus, et j’en passe. Quant aux personnages, leurs psychologies, leurs histoires, leurs savoirs, leurs personnalités, (pour un des héros né après le cataclysme en particulier, au comportement surréaliste) ne le sont pas moins. Ce clair manque de sérieux donne l’impression qu’on prend le spectateur pour un débile capable d’avaler un peu n’importe quoi. Le jeu des acteurs incarnant ces personnages n’est pas transcendant non plus. Deux seuls petits moments m’ont touché par la profondeur des personnages. C’est maigre. A la fin du 3ème épisode, lors de la décision finale du couple, et à la fin du dernier épisode lors de la brève confession de Joel. Sinon la densité des enjeux et des sentiments est rare, survolée, et très souvent trop vite réglée.
Je ne parlerai qu’en dernier du coté woke bien sûr, qui parait-il a fait couler tellement d’encre. Malheureusement c’est vrai que cette mode ternit beaucoup cette série, comme bien d’autres depuis quelques années, et c’est super-chiant. Ca donne envie de tout balancer à la benne d’un coup, mais comme je suis moins excessif que mon ami RAF43, je parviens à poursuivre le spectacle jusqu’au bout. Et le woke continue… L’épisode avec le village cannibale, comme par hasard ne présente aucun Noir ni Hispano ni Sino-américain parmi les mangeurs de chair humaine ; tu te rends compte, si on avait eu un cannibale Noir ? L’insulte racialiste de base qu’on aurait entendue lourdement partout de la part des pauvres peuples opprimés ? Les épisodes 3 et 7, rétrospectives consacrées à une romance homo, et sans doute les plus réussis, décidément, recalent le climat apocalyptique en second plan. Les Lucioles, représentant plus ou moins la lutte contre la tyrannie, sont évidement constitués de plein de représentants multiraciaux. A l’instar de plein de films et séries wokes, dès qu’on voit un Noir, ou une femme, ou un homo, ou mieux les trois à la fois, bing, on sait tout de suite que c’est un bon, et dès qu’on voit entrer en scène un Blanc quinqua, hétéro, avec une certaine autorité, tu peux d’ores et déjà être sûr que c’est un méchant. Que c’est ringard et attendu, d’un racisme tellement primaire, d’une caricature tellement infantile, d’un sexisme tellement bête…
Je me demande si finalement je ne vais pas descendre ma note à 5…
Bref, je ne vois pas pourquoi cette série, somme toute sympa mais moyenne, a engendré tellement de tapages et de bonnes critiques partout, alors qu’on est quand même loin derrière Walking Dead par exemple.