Un tel scénario laisse la place à biens de possibilités d'aborder ce concept.
Que ce soit celui du fantastique ou l'on explique par le surnaturel la situation, on rentre dans les causes d'un tel évenement et on dépeint factuellement l'univers, qui se découvre au fil des épisodes, ou l'on propose des solutions et un développement "habituel", ou celui ou l'on élude le surnaturel, on passe au delà de la "magie" qui entoure le postulat et l'on essaie de dépeindre l'évolution d'un monde normal à un tel cataclysme divin en se penchant sur l'aspect humain.
Ici le parti pris est celui de montrer ce que deviennent les hommes et les femmes de cette ville. Pourtant on refuse d'abandonner le surnaturel avec une quantité astronomique de moments incitants à croire à la présence de quelque chose qui va au delà du bon sens. Le scénariste insiste à outrance sur tous ces détails confus qui n'ont qu'un but, piéger le spectateur dans un épais brouillard, l'empêchant de dire si telle chose est censé expliquer quelque chose d'important ou si c'est simplement une enième scène inutile à laquelle plus personne ne fera vraiment allusion.
Ces histoires de chiens devenus fous, ces cerfs, le tueur de chien que le scénariste essaie de faire passer pour invisible au debut de la saison, ces rêves sans queues ni tête qui ne servent aucune cause, cette histoire avec le père du protagoniste qui ne va dans aucune direction, on est simplement induit en erreur et ce continuellement. Autant par ce qui est présenté à l'écran que par la façon dont c'est fait.
La secte est d'une idiotie sans nom, comme un cheveu dans la soupe elle n'est bonne qu'à faire avancer le scénario dans la cynique direction qu'à choisi le scénariste.
Ces histoires de super pouvoirs, de câlins magiques, de sénateurs qui se deplacent pour se faire câliner, ces femmes enceintes protégés par des adulescents qui n'ont pas la moindre volonté propre, toutes ces broutilles qui s'entremêlent dans un foutoir indéchiffable pour le spectateur font de cette série une vraie tannée à regarder. Sous couvert de réflexion profonde sur la nature humaine, sur son rapport au surnaturel, à la disparition, à la culpabilité, on voudrait nous faire ingérer cette bouillie sans queue ni tête. Cette espèce de purée d'élements narratifs et d'histoires saugrenues disposés les unes derrières les autres qui ne dépeignent pas grand chose et n'expliquent pas la moindre chose.
Je n'ai pas beaucoup aimé Lost, las de ses galipettes scénaristiques et j'ai detesé the Leftovers, décidemment je n'accroche pas à ce qui n'a ni queue ni tête.