Ils suent, hâves, et, d’une voix suave, murmurent : nous sommes ceux qui restent. La série The leftlovers part du postulat paranormal de la disparition soudaine de 2% de la population mondiale. Il y a mille façons de traiter ce pitch assez racoleur, pas franchement inédit. Plutôt que de se casser la figure avec des explications rationnelles, les auteurs se focalisent sur les familles esseulées qui doivent faire face à l’injustice. D’autant que le rapt a sévit comme une roulette russe : si certains en sortent indemnes, d’autres ont perdu leur famille entière. Ces absences, de l’équité comme des êtres chers, engendrent les tensions et amoindrissent les connexions. Toute la société se redéfinit dans cette fange cruelle, encore plus bordélique que les conséquences d’une guerre.
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