Bouleversant. Tranchant. Poignant. Nombreux sont les adjectifs qualifiant le joyaux The Leftovers. Religieusement, on se plonge dans l'univers du petit Mapleton. Et on en ressortira pas. Les CS en attestent. Si The Leftovers débute excellemment avec un pilote richissime, la série met bien 5 épisodes à jouir. A faire jouir. Car la jouissance ici est une jouissance d'émotion. Kévin Garvey est cliché, mais il est moins naïf que les héros de son type. Les personnages sont réussis, fouillés, jamais axés, jamais décidés. Je retiens particulièrement Matt Jamison. Son sourire est gravé en moi. Cette bonté cette fois naïve lui va grossièrement bien. Il est l'amour, il est bon. Car The Leftovers est avant tout religion. Religieusement, disais-je. Une ôde à la vie et à ses buts. Qui monte, qui monte. Terminer en apothéose, les larmes aux yeux, le coeur gros, en attendant toujours plus pour la saison 2.